Berne, 13juin(APIC) Le tremblement de terre en Arménie en décembre 1988 a
fortement sensibilisé la population suisse, c’est en effet plus de 17 millions de francs qui ont été récoltés par la Chaîne du Bonheur pour les sinistrés d’Arménie. "Nous ne nous bornons par à récolter et à distribuer de
l’argent, nous voulons être l’instrument de ralliement de toutes les bonnes
volonté de notre pays", a déclaré Jean Martel, directeur de la Chaîne du
Bonheur, lors d’une conférence de presse à Berne mardi 13 juin.
En 1988, la Chaîne du Bonheur a mis à la disposition des Oeuvres suisses
d’entraide qui agissent pour son compte à l’étranger plus de 40 millions de
francs pour l’aide aux victimes des catastrophes. Cette aide constitue sans
aucun doute l’une des activités les plus connues de la Chaîne du Bonheur.
Mais celle-ci a également consacré plus de 2 millions de francs au financement de programmes de parrainages collectifs d’enfants dans 37 pays.
En Suisse, la Chaîne du Bonheur est également très sollicitée. Elle a
récolté plus de 32 millions de francs de dons en faveur des sinistrés
suisses des inondations et des éboulements de l’été 1987. Les PTT avaient,
de leur part, versé plus de 8 millions représentant le produit de la vente
du timbre spécial émis à cette occasion. De plus, on constate en Suisse une
augmentation importante des demandes d’aide financière pour des personnes
et des familles confrontées à de graves difficultés sur le plan matériel.
La Chaîne du Bonheur a reçu pour 34.378.332 francs de dons en 1988 provenant de toute la Suisse. Plus de 97 % de ces dons sont inférieurs à 1000
francs et de nombreuses personnes donnent très peu puisque le montant moyen
des dons se situe aux environs de 110 francs. Cette solidarité financière
de très nombreux Suisses avec les sinistrés du monde entier a été en partie
expliquée par Jean Martel : "Nous avons la chance de vivre dans un pays
privilégié, mais personne ne peut prétendre être heureux tout seul".
L’idée "géniale" qu’ont eue, il y a bientôt 43 ans Roger Nordmann et
Jack Rollan de "Radio Lausanne", d’utiliser les ondes pour récolter des
fonds, donne toujours et de plus en plus la preuve que la solidarité entre
les hommes est bien vivante.
La tâche n’est pas facile pour agir le plus rationnellement possible
lors de catastrophes. C’est pourquoi, la Chaîne du Bonheur essaye avec les
oeuvres d’entraide suisses de faire des études approfondies sur les projets
et les actions financées. Elles coordonnent internationalement leurs actions dans les pays sinistrés avec les autres oeuvres d’entraide pour éviter
de faire la même chose. C’est pourquoi, à part une somme d’environ 380.000
francs pour les secours d’urgence, la Chaîne du Bonheur n’a encore versé à
l’Arménie que 5 millions de francs sur les 17 millions récoltés. Cela va
lentement, mais sûrement! (apic/bd)