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    Sans aide extérieure, l’automne sera dur

    Suisse: L’Oeuvre suisse d’entraide ouvrière lance un appel pour le Salvador

    Lausanne, 25 août 2003 (Apic) Suisse: L’Oeuvre suisse d’entraide ouvrière lance un appel pour le Salvador pour la population du Salvador, qui est au bord de l’épuisement, alerte lundi l’Oeuvre suisse d’entraide ouvrière (OSEO) à Lausanne. Les problèmes liés au prix du café et à la mauvaise récolte qui s’annonce pour cet automne ne peuvent être surmontés si les Salvadoriens sont laissés à eux-mêmes, affirme l’OSEO dans son appel à la population suisse.

    Depuis 1992, après une guerre civile de douze ans, le Salvador peine à se reconstruire. Les dégâts de l’ouragan Mitch en 1998 ainsi que la sécheresse et les tremblements de terre de 2001 ont fait régresser le Salvador sur le plan du développement. Dans certaines régions, la situation alimentaire est critique et la récolte de septembre n’est pas très prometteuse.

    Les petits paysans souffrent particulièrement des effets de la mondialisation sur l’agriculture et l’économie, alors que les marchés mondiaux du café se sont effondrés. Face aux pièges de la monoculture, l’OSEO leur offre des services de conseil pour la diversification des cultures et pour une utilisation parcimonieuse de l’eau.

    Le génie génétique favorise avant tout l’industrie agroalimentaire

    Le maïs est un aliment de base au Salvador. L’Etat et l’industrie agroalimentaire encouragent ou imposent les variétés hybrides ou issues du génie génétique. Ces variétés ont certes un meilleur rendement, mais elles exigent davantage d’engrais et de pesticides, ce qui est dangereux pour la santé et trop coûteux. En effet, le maïs hybride étant stérile, les paysans doivent acheter chaque année de nouvelles semences au prix fort.

    L’OSEO a lancé un projet "Maiz indio" assurant la promotion des variétés de maïs traditionnelles, mieux adaptées au climat, aux sols et plus résistantes à la sécheresse et aux parasites. Les paysans peuvent ainsi échapper à la dépendance de l’industrie agroalimentaire. Un autre projet de l’OSEO, "Paz y tierra", soutient les paysans dans la défense de leurs droits à des titres de propriété. (apic/oseo/com/na)

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