Suisse: l’initiative des oeuvres d’entraide pour (280390)
"Foi & Economie" contre l’idée "Le désendettement: une question de survie"
Fribourg, 28mars(APIC) La pétition "Le désendettement: une question de
survie" lancée par un certain nombre d’oeuvres suisses d’entraide ne résoudra pas l’instabilité politique paralysante ni les déséquilibres économiques latents, estime dans un communiqué le "Bureau interconfessionnel d’information Foi & Economie" à Fribourg. Selon ce bureau, des propositions qui
mettent l’accent principal sur la réduction de la dette pour aider à financer des projets gérés par des "organisations indépendantes de l’Etat" passent à côté des véritables problèmes.
Pour gérer et surmonter la crise de l’endettement, relève le communiqué,
il faut chercher en premier lieu à créer un climat politique, social et
économique assurant une utilisation efficace des ressources disponibles et
encourageant les gens à déployer des initiatives privées pour améliorer les
conditions de vie. "Foi & Economie" est d’avis que la réalisation concrète
de la pétition des oeuvres suisses d’entraide "n’arrivera pas à combattre
le mal à la racine".
A l’appui de ces affirmations, les milieux économiques publient une étude intitulée "Ecueils sur la voie de la solution de la crise internationale
de l’endettement" dans laquelle ils font part de leurs conclusions et dont
les résultats ont été communiqués notamment aux paroisses et aux organisations d’Eglise. La partie principale est consacrée à l’étude des "véritables causes de la crise et des mesures qui doivent être prises pour remédier aux déséquilibres économiques graves". Selon les auteurs, "pour obtenir des résultats durables, il faut essentiellement des changements sur le
plan de la politique intérieure. En d’autres termes: l’attitude des pays
débiteurs eux-mêmes est décisive". Mais il est évident, notent-ils laconiquement", que les comportements des créanciers dans les pays industriels a
également une très grande importance".
Pour "Foi & Economie", plutôt que de créer un fonds de désendettement
ainsi que le préconisent les oeuvres d’entraide, la Suisse devrait se consentrer sur la réalisation de programmes d’ensemble cohérents. "Il est à
craindre, fait-on remarquer, qu’un ’fonds de contrepartie’ donne de nouvelles impulsions à l’inflation dans les pays débiteurs, encourager de nouveau
la fuite des capitaux et accroîsse finalement le déséquilibre existant".
L’idée d’un "fonds de contrepartie" comporte par conséquent "le risque de
cacher les véritables problèmes, les mesures nécessaires ainsi que les responsabilités des différents acteurs", estime en conclusion "Foi & Economie". (apic/com/pr)