Session d’études 1993 des évêques suisses
St-Niklausen, 23avril(APIC) Une quarantaine de personnes ont participé
mercredi et jeudi à la session d’études 1993 des évêques suisses. Réunis à
St-Niklausen (OW), les membres de la Conférence des évêques suisses - dont
pour la première fois Mgr Peter Henrici et Mgr Paul Vollmar, nouveaux évêques auxiliaires de Coire - les délégués des vicaires généraux et épiscopaux de chaque diocèse ainsi que des représentants des prêtres et des religieux ont débattu du thème "L’Eglise comme commnunion dans les diocèses de
Suisse".
Les participants ne se sont pas contenté de parler de la "communion",
relève le communiqué publié à l’issue de la rencontre, ils l’ont aussi vécue et expérimentée. Les dialogues ont été conduits en totale ouverture et
les problèmes délicats ont pu être abordés. Un climat de communion est à
nouveau en train de s’affermir dans l’Eglise de Suisse, note le communiqué.
Pour restaurer pleinement la communion entre les évêques et les prêtres et
entre les prêtres et les laïcs, les participants ont souligné la nécessité
de renforcer les efforts de formation pour faire comprendre et vivre la
notion de communion et de faire encore plus de la "maison de l’évêque" le
lieu d’une communauté ouverte et vivante.
La session s’est ouverte par la présentation des réponses faites par les
Conseils presbytéraux à un questionnaire par région linguistique. Ces rapports ont donné d’emblée l’état de la situation et l’ambiance de l’Eglise
qui est en Suisse. Mgr Otmar Mäder, évêque de St-Gall, a exposé son analyse
sur le thème "Collaboration et communion entre évêques et prêtres". Michel
Salamolard, de Sierre, a présenté une approche sociologique de la communion
ecclésiale. L’arrière-fond biblique a été abordé par Josef Pfammatter, de
Coire. Quant à Sandro Vitalini, professeur à l’Université de Fribourg, il a
donné un aperçu dogmatique et pastoral à partir du sacrement de l’ordre.
Il s’agit aujourd’hui de trouver un nouveau modèle de communion qui
n’exclut pas la coexistence avec d’autres modèles. Les participants ont
constaté que certes l’Eglise a connu dès ses débuts une certaine structure,
mais qu’elle doit être perçue avant tout comme une communauté vivante.
(apic/com/mp)