Suisse : l’Eglise catholique soutient le rassemblement de Séoul (050190)
Suisse, 5janvier(APIC) Vingt consulteurs de l’Eglise catholique se joindront du 6 au 12 mars prochain aux quelque cinq cents délégués qui à Séoul,
en Corée du Sud, participeront à la Convocation mondiale du Conseil Oecuménique des Eglises (COE) sur le thème : "Justice, Paix et sauvegarde de la
Création". Dans certains milieux catholiques en Suisse l’annonce que
l’Eglise catholique ne participerait qu’avec 20 observateurs sans droit de
vote a suscité une certaine déception après l’enthousiasme né du grand Rassemblement oecuménique de Bâle. Pourquoi en effet un nombre si restreint de
délégués catholiques , alors qu’à Bâle, en mai 1989, la moitié des 700 délégués provenaient de l’Eglise catholique ?
Une lettre signée par le cardinal Johannes Willebrands, ancien président
du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, et par le
cardinal Roger Etchegaray, président du Conseil "Justice et paix" adressée
à Mgr Joseph Candolfi, , président de la Conférence des Evêques Suisses
(CES) et reçue début janvier, répond à cette interrogation. La CES a publié
vendredi 5 janvier un communiqueé de presse expliquant la décision
vaticane.
A Séoul, le COE est le seul organisateur de la manifestation tandis qu’à
Bâle, la Conférence des Eglises Européennes (KEK) et le Conseil des Conférences Episcopales d’Europe (CCEE) étaient co-invitants, précise la lettre.
Le Vatican n’a pu accéder au désir du COE de voir l’Eglise catholique s’impliquer au même titre qu’à Bâle et il donne la raison de son refus :
"L’Eglise catholique aurait été la seule Eglise à prendre une responsabilité directe à cette assemblée, puisqu’aucune des Eglises membres du COE
n’est directement responsable de ce que fait le Conseil". A Bâle, par contre, chaque Eglise s’était engagée en particulier.
L’Eglise catholique n’est pas membre du COE : elle sera donc présente à
l’Assemblée de Séoul, dont elle partage pleinement les grandes aspirations,
par des consulteurs, comme ce fut le cas en 1985 à Vancouver et en 1989 à
San Antonio (Texas), ajoute la lettre. D’ailleurs, "Les catholiques désignés par le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens
et le Conseil pontifical "Justice et paix" participent activement aux travaux préliminaires". Cinq consulteurs catholiques de divers continents font
partie de la commission préparatoire, qui compte environ 40 membres. Vingt
groupes de travail sont prévus pour l’Assemblée de Séoul.
La lettre de Rome affirme clairement "que l’Eglise catholique ne peut
pas engager sa responsabilité. Cependant, sa participation veut être le signe évident de sa volonté de tout mettre en oeuvre afin que les chrétiens
s’unissent de plus en plus dans un témoignage commun en faveur de la Justice, de la Paix et de la sauvegarde de la Création". (apic/com/cor)