Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Suisse: l’avenir social de la Suisse compromis? (180991)

    Session de Caritas sur le "revenu minimum vital"

    Lucerne, 18septembre(APIC) La pauvreté existe aussi en Suisse. L’actuel

    réseau social s’avère de plus en plus insuffisant. La recherche de nouvelles solutions en vue d’un avenir social en Suisse est urgent. C’est ce qui

    ressort d’un débat mis sur pied par Caritas Suisse en collaboration avec

    d’autres organisations au cours duquel des experts ont discuté des avantages et inconvénients d’un revenu minimum vital.

    Après la croissance économique des dernières décennies, qui a entraîné

    une sécurité matérielle sans précédent pour une grande partie de la population suisse, la pauvreté frappe un nombre croissant de citoyens et citoyennes.

    Ces derniers ne sont pas en mesure de concurrencer tant au niveau du savoir, du travail qualifié que du salaire un groupe de la population bien

    rémunéré. La pénurie de logements ainsi que l’explosion des loyers et des

    frais de santé démontrent déjà nettement l’insuffisance de l’actuel réseau

    social. On commence à se rendre compte que les changements restreints dans

    la politique sociale ne peuvent résoudre à long terme les problèmes, mais

    qu’il est au contraire indispensable de développer de nouvelles approches.

    La France a fait un premier pas en direction d’un revenu minimum vital en

    introduisant, comme premier pays de la Communauté européenne, un "revenu

    minimum d’insertion".

    La possibilité d’un revenu minimum vital

    Les huit exposés du compte-rendu de la session "revenu minimum vital" se

    sont penchés sur les problèmes suivants: est-il raisonnable, vu les lacunes

    du système d’assurance sociale, d’appliquer un revenu minimum en Suisse? A

    quel montant devrait-il être fixé? Quels en sont les coûts? Comment les financer? Et quelles seraient les conséquences psychosociales d’une telle politique?

    A l’exposé introductif du moraliste social Alberto Bondolfi, qui esquisse le rôle des pauvres à travers l’histoire de l’Europe, succèdent les réflexions de la juriste Isabelle Mahrer sur l’insécurité des femmes dans la

    société actuelle, et de Thomas Mächler, de Caritas Suisse, qui fait l’inventaire du réseau social actuel de la Suisse tandis que Daniel Fayard, du

    mouvement "Quart Monde", à Paris, expose les expériences faites par la

    France avec le "revenu minimum d’insertion.

    Antonin Wagner, Recteur de l’Ecole du travail social à Zurich examine le

    phénomène de la pauvreté dans un contexte économique global. Pierre Gilliand, professeur à l’Université de Lausanne compare, de son côté différents

    concepts d’un revenu minimum vital en vue des chances de mise en pratique,

    tandis que l’économe Martino Rossi, évalue comment un revenu minimum vital

    pourrait être financé en Suisse.

    Une mise en oeuvre pratique est souhaitable

    Le compte-rendu s’achève par les réflexions du sociologue bâlois Ueli

    Mäder, qui analyse les conséquences sociales d’un revenu minimum vital. Ses

    conclusions soulignent la complexité de la problématique et la nécessité

    d’un projet pilote: "Il me semble important de discuter ouvertement des

    problèmes qui restent à résoudre... L’introduction du revenu minimum vital

    n’apporterait pas grand chose si on ne continuait pas en même temps, de

    travailler à la démocratisation de l’économie et de la société. Au contraire, les conséquences pourraient même être négatives. Pourtant, des tentatives de mettre correctement en oeuvre ces idées sont souhaitables. (apiccom/sjb)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus