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    pour les réfugiés a de sérieuses lacunes: L’OSAR écrit à Peter Arbenz

    Suisse: l’application de la procédure accélérée (201288)

    Zurich, 20décembre(APIC) Dans une lettre adressée à Peter Arbenz, délégué

    aux réfugiés, le Comité directeur de l’Office central suisse d’aide aux

    réfugiés (OSAR) évoque un certain nombre de problèmes au sein de la procédure d’asile. Selon l’OSAR, l’application de la procédure accélérée (dite

    procédure 88), décidée par le Conseil fédéral le 3 octobre dernier,

    restreint notablement dans les faits les droits des candidats à l’asile.

    Si l’OSAR avait apprécié positivement en octobre certains aspects de la

    procédure accélérée, en particulier le principe d’une audition directe par

    le DAR, en revanche, elle constate depuis lors que "l’insécurité provoquée

    par cette nouvelle procédure a détérioré à tous les niveaux le respect des

    principes de procédure". L’OSAR déplore que "le hasard préside toujours davantage aux décisions d’octroi ou de refus de l’asile".

    De plus, constate son Comité directeur, la procédure est négligée de

    plus en plus. "Il est fréquemment rapporté que les traductions portant justement sur les causes de l’exil n’existent souvent plus que sous la forme

    d’un résumé rudimentaire". Selon cette organisation, l’aggravation de la

    procédure se reporte sur les cantons "qui se sentent encouragés à improviser pour leur part, à partir des nouvelles directives qui leur ont été

    adressées".

    L’OSAR demande à Peter Arbenz de tout entreprendre pour renforcer la

    conduite saine du domaine de la procédure d’asile et d’assurer les conditions du respect des principes fondamentaux quant au droit et à son organisation qui s’appliquent notamment aussi pour la procédure 88. L’OSAR considère de son devoir d’informer les instances politiques: "De nouvelles exigences d’efficacité ne sauraient être réalisées sans discréditer l’ensemble de la procédure", écrit-elle avant de conclure: "Les 4.000 demandes

    en suspens accumulées auprès de la première instance au cours de cette seule année ainsi que les quelque 7.000 cas en suspens auprès des cantons indiquent avec clarté que le problème ne peut plus être résolu par des mesures de rationalisation". (apic/pr)

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