Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Suisse: l’ACAT-Jeunes lance sa campagne 93: "Trop jeune pour se taire"

    Cinq personnalités romandes s’y associent pour dénoncer la torture(060493)

    Lausanne, 6avril(APIC) Cinq personnalités romandes ont appuyé, par leur

    présence et en s’engageant pour les cas de cinq torturés dans le monde, la

    nouvelle campagne "Trop jeune pour se taire", lancée mardi à Lausanne par

    l’ACAT-Jeunes de Suisse. Une campagne qui s’achèvera le 10 décembre, Journée universelle des droits de l’homme, après avoir été ponctuées d’actions

    concrètes en mensuelles dans plusieurs villes romandes, sous forme de récolte de signatures, de manifestation diverses appelées à sensibiliser

    l’opinion.

    La torture existe dans le monde aujourd’hui! Pour le dénoncer, le rappeler et rompre le silence complice qui rend possible semblable fléau,

    l’ACAT-Jeunes en Suisse (l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) part en campagne. Et avec eux, pour clamer que la torture porte un

    masque parce que c’est l’humanité entière qui a honte d’elle-même, la syndique de Lausanne, Yvette Jaggi, l’architecte Vincent Mangeat, le comédien

    Philippe Cohen, Pierre Dufresne, ancien-rédacteur en chef du "Courrier" et

    président du Centre international catholique de Genève, ainsi que le Père

    jésuite Albert Longchamp, rédacteur en chef de "L’Echo Illustré". Personnalités certes diverses, mais unies avec les jeunes de l’ACAT pour dire non,

    plus jamais cela.

    Un slogan: "Trop jeune pour se taire", un masque, symbole de la campagne

    derrière lequel se cache les tortionnaires.... mais aussi celui que porte

    les milliers d’individus anonymes qui les subissent quotidiennement dans le

    monde. Et cinq personnalités afin de présenter les cas de cinq torturés,

    dans cinq continents. Pour opposer à la torture universelle la Déclaration

    universelle des droits de l’homme... si mal appliquée. Et dire que l’indifférence est la meilleure alliée de la répression.

    Une action nécessaire

    La question de savoir à quoi peut servir aujourd’hui de se pencher sur

    le sort des hommes victimes de la torture, des exécutions extrajudiciaires

    ou "légales" aux yeux de la société - qui a fait de la peine de mort sa

    sanction suprême -, les cinq sections de l’ACAT-Jeunes romandes (trois à

    Fribourg, une à Genève et une autre à Lausanne), ne se la posent pas. Ils

    agissent. La preuve? Du 1er septembre 1991 au 31 août 92, pour des interventions dans 49 pays concernant 418 personnes, l’ACAT compte 26 libérations. 26 personnes arrachées des mains des tortionnaires, grâce aux dénonciations, aux lettres et aux pressions exercées auprès des gouvernements

    concernés. "N’y aurait-il eu qu’une personne sauvée que l’ACAT trouverait

    pleinement sa raison d’être".

    "Trop jeune pour se taire", disent les jeunes de l’ACAT, face à la répression qui frappe Sonam Wangdu, un commerçant tibétain de 36 ans, torturé

    et condamné à la prison à vie; Chakufwa Chihana, un dirigeant politique du

    Malawi, emprisonné parce que partisan de la démocratie, détenu dans des

    conditions inhumaines, avec d’autres de ces compagnons: 285 personnes dans

    une cellule de 20 mètres carrés..., le décès d’un prisonnier une nuit sur

    deux..., condamné avec des prisonniers politiques ou de droit commun enchaînés dans les cellules, sans vêtements ni nourriture; Luis Rodrigues Dos

    Santos, un paysan du nord Brésil, "disparu" depuis le 9 février dernier;

    Joseph John Cannon, un américain de 33 ans, condamné à mort pour un meurtre

    commis à l’âge de 17 ans. Gracié une première fois, puis condamné à nouveau

    à mort; Abdullah Avsar, enfin, un Kurde arrêté par la police turque le 20

    février 93... torturé. Son état inspire les plus vives inquiétudes.

    Cinq cas, présentés tour à tour à Lausanne par chacune des personnalités

    invitées. Cinq cas parmi des milliers d’autres qui serviront de trame à la

    campagne 93 de l’ACAT-Jeunes. A Fribourg le 24 avril, puis à Soleure, Sierre, Lausanne, Bienne, Neuchâtel, Delémont, Martigny et Genève. Afin d’inviter les uns à dire "Trop jeune pour se taire", mais aussi les autres pour

    qu’ils disent avec le Père Longchamp: "Trop vieux pour me taire". (apicpierre rottet)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus