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    Une tâche difficile mais fascinante

    Suisse: Jenö Staehelin, ambassadeur auprès du Saint-Siège (220193)

    Berne, 22janvier(APIC) "La période que j’ai passée comme ambassadeur spécial auprès du Saint-Siège est l’une des époques les plus difficiles, mais

    aussi les plus fascinantes de ma vie professionnelle". C’est en ces termes

    que Jenö Staehelin s’est exprimé à la veille de quitter ce poste après environ un an et demi d’activité. Dans le cadre de la rotation du personnel

    diplomatique, Jenö Staehelin, qui est aussi directeur de la division I du

    Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a été nommé comme ambassadeur au Japon. Il a accepté de donner ses impressions à l’agence APIC.

    Cette période a été difficile car "en tant que non-catholique j’ai dû

    m’orienter dans le monde de l’Eglise catholique qui m’était complètement

    étranger", explique Jenö Staehelin. "J’ai été très bien reçu partout et

    avec beaucoup de franchise". L’ambassadeur s’est rendu à plusieurs reprises

    à Rome, où il a rencontré non seulement le pape mais aussi les dirigeants

    des divers dicastères de la Curie, le préfet de la Congrégation pour la

    doctrine de la foi, le cardinal Joseph Ratzinger, le secrétaire d’Etat, le

    cardinal Angelo Sodano et le "ministre des Affaires étrangères", Mgr JeanLouis Tauran. L’intelligence des hauts-dignitaires du Vatican, leur foi et

    leur pondération de jugement ont impresionné le diplomate.

    Dans le conflit autour de l’"Affaire Haas" le fait d’être non catholique

    a été un avantage qui lui lui a permis de saisir le dossier sans préjugés,

    estime Jenö Staehelin. Le Conseil fédéral n’a jamais eu l’intention de proposer des solutions dans le conflit du diocèse de Coire, car il s’agit

    d’une affaire interne à l’Eglise catholique. Jenö Staehelin s’est rendu au

    Vatican à la demande des sept cantons concernés qui étaient intervenus

    auprès du Conseil fédéral. "Il faut juger le problème de façon nuancée et

    dans toute sa complexité", précise l’ambassadeur. On ne peut pas réduire ce

    conflit à une opposition entre progressistes et conservateurs, ni passer

    par dessus les voix critiques en disant qu’elles proviennent de gens en dehors de l’Eglise. Du côté suisse on doit accepter que l’horizon de l’Eglise

    est autre que celui de la vie politique d’un Etat.

    Un chapitre trés réjouissant de ses séjours à Rome fut pour Jenö Staehelin de pouvoir assister au travail de la garde suisse. "Nous avons plus de

    100 gardes suisses auprès du Saint-Siège qui ne sont pas là seulement pour

    le décor". Ils s’occupent de la sécurité et contrôlent le bon déroulement

    des événements, comme par exemple les audiences générales. Dans tous les

    cas, les gardes du Vatican sont vus comme des Suisses.

    Selon l’ambassadeur, il va de l’intérêt de la Suisse d’être représentée

    au Vatican comme le sont environ 130 autres Etats. De cette manière, la

    Suisse a une voix directe auprès du Saint-Siège sans devoir passer par un

    quelconque intermédiaire. (apic/kb/mp)

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