Un signe de fraternité au-delà de la barrière des "roesti"
Lausanne, 9décembre(APIC) Depuis 1977, un fonds de solidarité alimenté
par les cotisations volontaires des membres de la Société pastorale suisse
tente de compenser les disparités de revenus du corps pastoral. Bon an, mal
an, quelque 800 pasteurs suisses jouent le jeu de la solidarité en versant
annuellement près de 300’000 francs de contributions destinées à des collègues moins favorisés. Principaux bénéficiaires du Fonds: des pasteurs de
Suisse romande.
La Société pastorale suisse (SPS) compte quelque 2’000 membres regroupés
en sections cantonales, auxquelles les pasteurs sont affiliés d’office dans
certains cantons ou y adhèrent par choix personnel dans d’autres. En 1977,
préoccupée par les différences de salaires d’une Eglise cantonale à l’autre, la SPS a créé le Fonds de solidarité des pasteurs.
Plutôt que de présenter des revendications, la SPS, en quelque sorte le
"syndicat des pasteurs", a préféré mettre en oeuvre la solidarité à l’intérieur de la profession. Le principe étant que les ministres avec de hauts
revenus renoncent à une partie de leur gain de l’ordre de 1 à 15 pour mille, tandis que les pasteurs à petits revenus reçoivent un complément de
traitement de 1 à 30 pour cent.
Chaque année, ce sont près de 800 pasteurs qui contribuent à alimenter
le Fonds de solidarité en versant une somme globale supérieure à 300’000
francs. En 1991, 47 pasteurs en activité et 10 retraités ont ainsi reçu une
allocation allant de 110 francs à 11’918 francs. La plus grande partie des
contributions reçues est attribuée à des pasteurs de Suisse romande, principalement genevois et neuchâtelois. "Un signe évident de fraternité entre
pasteurs de Suisse (...) qui ne tient pas compte de la soi-disant ’barrière
des roesti’", devait récemment écrire à ce propos le pasteur Peter Altorfer, président de la Commission administrative du Fonds de solidarité pastorale. La gestion administrative du Fonds est assurée par la Fédération
des Eglises protestantes de la Suisse, la FEPS, à Berne. (apic/spp/be)