Suisse: Bilan de la Communauté (180388)
Neuchâtel, 18mars(APIC) Surmonter la crise provoquée par la note épiscopale sur "l’hospitalité eucharistique" et éveiller l’intérêt des Eglises à
participer de façon cohérente au mouvement de "la Justice, la Paix et la
Sauvegarde de la Création" ont été les deux préoccupations les plus délicates et ardues de la Communauté Suisse: Bilan de la Communauté (180388) en Suisse
(CTEC) pendant l’année 1987.
Un groupe de théologiens a aidé la CTEC à cerner de près les problèmes
soulevés par le sévère "rappel doctrinal" des évêques. Les Eglises, disent
les théologiens, vivent une époque de transition qui ne leur permet plus de
se limiter à leur propre compréhension des choses de la foi. "Or ce temps
est précisément celui qui conduit à l’expérience de "l’hospitalité eucharistique". Il s’agit alors d’une démarche à distinguer nettement de toute
pratique "d’intercommunion généralisée" et à envisager comme une tentative
liée à la souffrance et au scandale de la division et à la volonté de la
dépasser, démarche qui engage la conscience personnelle et non la doctrine
ou la discipline de toute une Eglise".
Voyage à Rome envisagé pour l’automne
Une mise au point de la situation suisse a pu avoir lieu à Genève, avec
le cardinal Johannes Willebrands, président du Secrétariat pour l’Unité des
chrétiens. Mais malgré la mise au point au niveau du bureau, la CTEC constate que "les croyants engagés n’en demandent pas moins à vivre cette
"communion ecclésiale" dont parle la note des évêques." Une rencontre du
Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) avec la
Conférence des évêques suisses a permis "de retrouver le climat de confiance et de transparence nécessaire à l’information réciproque, de sorte que
le voyage à Rome peut être envisagé pour 1988." Il aura pour thème central:
la mission de l’Eglise et l’évangélisation dans un pays de grande mixité
confessionnelle.
Pour ce qui est du processus pour "la Justice, la Paix et la Sauvegarde
de la Création", la CTEC aura à coeur de participer à la prépartation de la
délégation suisse à la Conférence européenne à Bâle en 1989. Elle cherche à
"alerter toutes les Eglises pour que chaque croyant porte, comme un poids
sur sa conscience et dans sa prière, le souci de "la paix dans la justice"".
En conclusion de ses travaux, la CTEC pense que "les Eglises ont désormais à s’adresser mutuellement leurs questions au sujet des différences
fondamentales qui les séparent. (...) Et qu’elles ont surtout à vivre dans
la vérité, en marche sur le chemin que l’on fait les uns avec les autres,
les uns vers les autres et ensemble, à la rencontre de tous les humains que
Dieu appelle au salut en Jésus-Christ." (apic/bd)