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    par le renvoi de requérants d’asile tamouls

    Suisse: Amnesty international (AI) préoccupée (050393)

    La sécurité des Tamouls n’est pas garantie à leur retour au Sri-Lanka

    Berne, 5mars(APIC) La section suisse d’Amnesty international (AI) est

    préoccupée par la décision de l’Office fédéral des Réfugiés (ODR), de renvoyer vers le Sri-Lanka les requérants d’asile tamouls déboutés. AI est

    persuadée que la majorité des Tamouls ne peuvent vivre en sécurité au SriLanka, quelle que soit la région dans laquelle ils s’établissent, affirme

    ce mouvement défenseur des droits de l’homme dans un communiqué publié vendredi.

    Selon AI, les requérants d’asile déboutés peuvent être détenus jusq’à 48

    heures à l’aéroport de Colombo à leur retour. La plupart d’entre eux plongent ensuite dans la clandestinité et leur sort est le plus souvent inconnu. Un séjour prolongé à Colombo reste très précaire pour les personnes

    renvoyées qui sont régulièrment victimes de harcèlement de la part des autorités. Toute personne qui cherche à s’établir, même temporairement dans

    l’une des provinces de l’Ouest, est tenue de se faire enregistrer auprès du

    poste de police le plus proche.

    Peter Arbenz, directeur de l’ODR, s’est entre autres appuyé, pour justifier sa décision, sur un rapport publié en février par Amnesty International sur la situation au Skri-Lanka. AI reconnait certes que le nombre de

    disparitions a diminué en 1992. Il n’en reste pas moins que des exactions

    existent encore, notamment dans l’Est de l’ìle dans des proportions qui restent importantes. De très nombreuses personnes restent détenues par les

    forces armées, sans garanties de sécurité et dans des endroits inconnus. La

    torture et les mauvais traitements dans les commissariats de police et les

    prisons militaires restent monnaie courante. Plusieurs milliers de personnes sont détenues administrativement, sans inculpation ni jugement parfois

    depuis plus de trois ans. Dans le sud du pays, des avocats, des syndicalistes et des journalistes ont été victimes d’intimidation et de menaces de

    mort.

    Amnesty International ne s’oppose pas de manière systématique au renvoi

    des requérants d’asile tamouls vers le Sri-Lanka. L’organisation estime cependant que certaines conditions doivent être remplies. Il est absolument

    nécessaire que tout requérant puisse bénéficier d’une procédure d’asile

    complète et équitable. Afin que la personne concernée ne soit pas victime

    de violations des droits de l’homme en cas de retour, des garanties doivent

    être obtenues du gouvernement sri-lankais. Les personnes renvoyées devraient entre autres être pourvues de documents les habilitant à séjourner dans

    le sud du pays. Enfin les coordonnées de l’ambassade de Suisse à Colombo

    ainsi que celles du Haut Comité des Réfugiés (HCR) devraient être fournies

    aux personnes renvoyées avant leur départ, conclut AI. (apic/com/ba)

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