Subject: JEUNE FEDERAL A NEUCHATEL, GENEVE ET VAUD ---------
solidarit s avec les chomeurs et les d favoris s
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(SPP / 15.09.1993) Chomage doit rimer avec partage, c’est en
substance le message des Eglises l’occasion du Je ne f d ral,
dimanche 19 septembre. Les pr occupations sociales et conomiques du
moment incitent de nouvelles solidarit s avec les gens d’ici, mais
aussi avec les d favoris s d’ailleurs. Dans cette optique, les Eglises
recommandent de soutenir la campagne "Notre Je ne f d ral 1993"
destin e financer des projets de d veloppement en Afrique.
A Neuch tel, les trois Eglises reconnues (Eglise r form e vang lique,
Eglise catholique romaine, Eglise catholique chr tienne) et l’Eglise
mennonite vang lique signent ensemble le message du Je ne f d ral. Il ne
s’agit pas simplement ce jour-l de faire une offrande, rappellent- elles.
Je ner, c’est "s’ouvrir au partage chez nous, mais aussi au- del de
nos fronti res". Les Eglises chr tiennes neuch teloises invitent se
mettre l’ coute des chomeurs, r fl chir la question du partage
du travail, la redistribution des richesses et s’engager pour promouvoir
des solidarit s nouvelles. Le mandement pour le Je ne f d ral r dig par
le Conseil de l’Eglise nationale protestante de Gen ve d finit la
pratique du je ne au sens biblique. Le je ne est toujours li la pri
re de repentance, de reconnaissance et l’ob issance la Parole de Dieu
qui contient ses commandements d’amour, donc de partage avec les autres.
"Le je ne communautaire, dans l’Ecriture, a toujours contribu la
solidarit , l’unit du peuple de Dieu". Cette solidarit , conclut le
message de l’Eglise protestante, doit etre v cue "avec ceux qui voient
leur vie basculer dans le chomage, l’exclusion ou la solitude".
Message du Conseil d’Etat vaudois --------------------------------- Dans le
canton de Vaud, le message pour le Je ne f d ral, appel exhortation,
porte le sceau du Conseil d’Etat. Il est remis tous les pasteurs de
l’Eglise r form e et aux ministres du culte catholique pour etre lu en
chaire, le dimanche pr c dant le Je ne. Chomage, licenciements,
fermetures d’entreprises contribuent nourrir les doutes et les
inqui tudes, peut-on lire en pr ambule du message de cette ann e.
Ailleurs pourtant des pays connaissent un important essor conomique, pr
cisent les auteurs du texte et de citer les propos d’un ancien premier
ministre - omettant toutefois de mentionner son nom : "les clefs du
succ s r sident dans des principes intouchables: coh sion de la soci
t ; engagement sur des valeurs, des objectifs et des id aux communs; foi
dans le travail, go t de l’ pargne, respect de l’autre; fiert nationale".
Autant de principes qui ont longtemps inspir la Suisse, mais qui, "
force d’etre d cri s", ont perdu de leur valeur et de leur efficacit .
Cette journ e nationale de "pri re, d’humiliation et de repentance" doit
inciter la r flexion. Une r vision de notre mode de vie est n
cessaire, sinon elle s’imposera d’elle-meme. "Nous ne pouvons pas croire
que tout nous est d et oublier que nous sommes solidaires du reste
du monde". Le temps est donc venu du partage: l’ chelle plan taire,
mais aussi avec les chomeurs et "ceux qui sont en proie des sentiments
de d tresse".
Campagne des oeuvres d’entraide ------------------------------- Sur le
plan national, les Eglises suisses appellent soutenir la campagne
"Notre Je ne f d ral 1993". Les projets pr sent s cette ann e par quatre
oeuvres de d veloppement membres de la Communaut de travail
(Swissaid, Action de Careme, Pain pour le prochain et Helvetas)
sont centr s sur l’Afrique. La campagne a pour th me : "L’Afrique,
vers un d veloppement d mocratique". Les projets retenus visent
favoriser le processus d mocratique qui se manifeste sur le continent noir
et aider les couches les plus d favoris es de la population
faire valoir leurs droits. Ces projets concernent Zanzibar, l’Afrique
du Sud, le Burkina Faso et le Mali. La tradition d’un jour je n dans
tous les cantons, protestants et catholiques, remonte 1796 sur d
cision de la Di te f d rale. Il a t c l br pour la premi re fois le 8
septembre 1796. En 1832, la Di te fixe d finitivement le Je ne f d
ral au 3e dimanche de septembre. Jour de "je ne, de pri re et de
reconnaissance", le Je ne f d ral rel ve d’une d cision politique et
non eccl siastique, exprim e par des autorit s soucieuses d’exprimer
"au bon Dieu Tout- Puissant leur reconnaissance pour avoir veill sur
notre pays", selon le d cret du 1er ao t 1832. (SPP/mms) --------C