Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le pape encourage la construction européenne

    Strasbourg : Jean Paul II au coeur de l’Europe (091088)

    Strasbourg, 9octobre(APIC/Jacques Berset) Pour la quatrième fois de son

    pontificat, après Paris, Lourdes et Lyon, le pape Jean Paul II a foulé

    samedi 8 octobre le sol de la France pour visiter les institutions

    européennes établies à Strasbourg et les diocèses de Strasbourg, Metz et

    Nancy. Dès son arrivée à l’aéroport de Strasbourg-Entzheim ou il a été

    accueilli par le président François Mitterrand, le pape a salué les efforts

    développés par les pays européens pour "resserrer davantage leurs liens et

    envisager l’avenir en commun". Jean Paul II a d’emblée souligné la

    nécessité pour les peuples européens de puiser dans leurs racines

    chrétiennes communes afin de consolider ce projet d’unité.

    François Mitterrand accueillant pour la troisième fois Jean Paul II

    après les visites pastorales de Lourdes (août 1983) et Lyon (octobre 1986)

    a souligné la dimension symbolique de l’Alsace et de la Lorraine, "provinces françaises, ou s’inscrit la trace de nos guerres, nous Européens, guerres qui là, plus qu’ailleurs peut-être, on laissé leur empreinte". Le

    président français a alors salué la vocation de réconciliation "à jamais

    scellée, je le pense, entre deux peuples voisins si longtemps ennemis".

    Le pape au Conseil de l’Europe

    Après son entretien en tête-à-tête avec le président français à la

    préfecture du Bas-Rhin, la présentation de la Bible de Gutenberg et des

    "Serments de Strasbourg" (serments prononcés par deux petits-fils de Charlemagne en 842, premier document écrit à la fois en "tudesque", c’est-à-dire en vieil allemand et en langue romane), le pape a rencontré les autorités civiles et religieuses de la région. Jean Paul II s’est ensuite rendu

    au Conseil de l’Europe, ou il a prononcé un discours très attendu devant

    l’Assemblée parlementaire de cette organisation, la première et la plus vaste des organisations européennes. Cette Assemblée réunit des membres des

    parlements de 21 pays d’Europe occidentale, dont la Suisse.

    Au centre du débat européen depuis bientôt quarante ans, le Conseil de

    l’Europe (fondé en 1949) a été à l’origine de centaines de conventions et

    d’accords européens. Le Conseil de l’Europe, à distinguer de la Communauté

    européenne (l’Europe des Douze ou le Marché commun), oeuvre en faveur de

    l’unité européenne en harmonisant les pratiques sociales et juridiques de

    ses pays membres et en défendant les droits individuels et la démocratie

    parlementaire. Les grandes conventions du Conseil de l’Europe sont la Convention européenne des droits de l’homme (1950) et la Charte sociale européenne, entrée en vigueur en 1965.

    Dans son allocution, le pape a souligné l’estime de l’Eglise catholique

    envers une institution dont elle suit attentivement l’activité par une Mission permanente, dont la "belle et grande vocation est de rapprocher les

    nations de ce continent pour consolider la paix fondée sur la justice",

    "dans un inébranlable attachement aux valeurs spirituelles et morales qui

    sont le patrimoine commun de leurs peuples". Après avoir déploré qu’"un peu

    partout, le matérialisme pratique ou théorique, a méconnu la nature spirituelle de l’homme et réduit dramatiquement ses raisons de vivre", le pape a

    salué le fait que le Conseil de l’Europe s’est montré fidèle à l’héritage

    de la conscience européenne en se donnant comme tâche majeure la proclamation et la protection des droits de l’homme. Face au danger qui menace la

    famille (dévalorisation de l’amour, courbe démographique descendante...),

    le pape a demandé aux européens de se ressaisir et de redonner à la famille

    sa valeur d’élément premier dans la vie sociale.

    Jean Paul a ensuite mis en garde contre les abus pratiqués dans les domaines biologiques et médicaux : les manipulations génétiques, les diagnostiques prénataux qui conduisent à l’avortement... Il a redit alors la

    conviction de l’Eglise que l’être humain garde à jamais sa valeur comme

    personne, "depuis le moment-même de la conception jusqu’au stade ultime de

    la maladie, aux états les plus graves d’obscurcissement des facultés mentales". Saluant la Charte sociale européenne, "qui cherche à promouvoir la

    dignité de tous les travailleurs", le pape a lancé un appel à la solidarité

    avec ceux qui sont affectés par la crise et qui souffrent du chômage, ainsi

    qu’avec les jeunes et le Tiers-Monde.

    S’adressant aux juges de la Cour et aux membres de la Commission européenne des droits de l’homme au Palais des droits de l’homme, le pape a

    relevé que la Cour et la Commission forment une "réalité judiciaire unique

    en droit international", et sont devenues un modèle pour d’autres organisations dans le monde. Le pape a alors affirmé que la notion de "droits de

    l’homme" est devenue "une sorte de bien commun de l’ensemble de l’humanité". Rendant hommage à la démocratie et à l’Etat de droit, Jean Paul II

    s’est réjoui que "l’Europe que vous représentez a sagement écarté l’illusion que l’Etat peut prétendre incarner les préoccupations sociales de son

    peuple tout en privant en même temps ce peuple de ses droits civils et politiques". (apic/be/bd)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus