St-Maurice: 2e Journée romande de la COTE 280190)
des Eglises en faveur de la création
St-Maurice, 28 janvier (APIC) Les facteurs de contrôle en politique énergénique et les problèmes liés à l’environnement dépendent autant des décisions individuelles volontaires de l’individu que des mesures restrictives
imposées par les gouvernement. Cette vérité, la COTE (Communauté oecuménique de travail Eglise et environnement), l’a rappelée samedi 27 janvier au
cours de sa deuxième "Journée romande" tenue à St-Maurice placée et sous le
thème "Air et atmosphère". Conférences et débats le matin, ateliers réflexion et discussions l’après-midi, ont permis de cerner un certain nombre
d’enjeux dans lesquels nous sommes tous impliqués.
L’air ignore les frontières. La pollution de l’air également. Et pour ne
prendre que l’exemple de l’effet de serre, si nous voulons éviter une élévation dangereuse de la température moyenne de l’atmosphère, il faudra réduire de 2% par an notre consommation d’énergies fossiles. Face à ce défi,
l’Evangile nous appelle au respect de la terre. La COTE, dynamique parmi
les mouvements actifs en Suisse qui mettent en garde contre tout ce qui
porte atteinte à la création, a voulu, dans la ligne tracée par le grand
Rassemblement européen de Bâle tenu en mai dernier, faire de cette journée
d’information et de réflexion une contribution romande au mouvement oecuménique mondial pour la Sauvegarde de la création.
Devant une trop faible assistance en dépit de l’envergure du problème
qui nous concerne tous, le secrétaire générale de la COTE, Otto Schäffer,
théologien et biologiste, a rappelé en ouvrant cette journée que son mouvement encourage les Eglises à contribuer au changement des mentalités, à
promouvoir une attitude respectueuse de la création et un comportement écologique responsable. Après une introduction sous forme de réflexion du Père
capucin Jean-Pierre Babey consacrée à saint François d’Assise, l’écologiste
avant l’heure, et un sketch sur le thème de la journée, l’"Air et l’atmosphère", Mme Pascale Francis-Morand, de l’Office fédéral de l’environnement, a abordé au cours d’une conférence les aspects politiques et scientifiques liés à l’environnement.
Renouer nos liens avec la nature
La conférencière a notamment relevé que le bouleversement des climats
est un problème de dimension globale et qu’il touche à tous les domaines de
la société. Tout en abordant de multiples aspects à travers maintes explications et chiffres à l’appui - on détruit chaque année plus de 4,3 millions d’hectares de forêt -, Mme Pascale Francis-Morand a souligné les conséquences des changements de climat en énumérant les probabilités quant aux
effets: refroidissement de la stratosphère; augmentation de la température;
réduction des glaces océaniques; continents plus secs, entre autres. Ces
bouleversements n’ont cependant pas que des aspects négatifs, a-t-elle fait
remarquer. A cause de ceux-ci, on assiste à une intensification de la collaboration internationale en la matière. L’homme voit peu à peu se renouer
ses liens avec la nature. Et de citer à ce sujet la première conférence
mondiale tenue en 1979 qui a donné lieu au lancement du programme climatologique mondial et la conférence de Toronto (Canada), en 1989, qui a lancé
la discussion a un niveau politique.
La première "Journée romande" de la COTE s’était déroulée en 1988. Elle
avait alors pour thème l’eau. La COTE travaille de manière oecuménique et
au plan Suisse. Elle est constituée sous la forme d’une association comprenant aussi bien des membres individuels que des membres collectifs. L’association a été constituée le 6 décembre 1986 avec pour but, notamment,
d’éveiller la responsabilité des Eglises pour la sauvegarde de la création
et susciter un engagement correspondant, surtout au niveau des paroisses;
être un partenaire pour les organisations non ecclésiales de protection de
l’environnement; favoriser des prises de position de la part des autorités
des Eglises, en suscitant des études et la rédaction de document de travail. Pour la COTE, la tâche des Eglises en faveur de la sauvegarde de la
création concerne les domaines suivants: théologique, spirituel, éthique et
style de vie. Afin d’encourager un mode de gestion écologique responsable,
la COTE propose "l’Ecobilan en milieu ecclésial" et un style de vie solidaire de la création qui consiste à respecter l’environnement dans nos
choix quotidiens (apic/pr)