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    de la 5e Conférence mondiale de Foi et Constitution

    St-Jacques-de-Compostelle: première lecture du message (130893)

    Vers une Koinonia pleine et entière

    St-Jacques-de-Compostelle, 13août(APIC) "Seule une Eglise elle-même guérie peut proclamer la guérison au monde d’une manière convaincante." Le

    diagnostic établi par Foi et Constitution lors de sa 5e Conférence mondiale

    laisse supposer que les Eglises devront subir encore de nombreux traitements si elles veulent guérir du mal de la division qui les ronge encore.

    Certes la maladie s’est un peu atténuée et le patient souffre moins.

    Mais le docteur Foi et Constitution constate encore bien des faiblesses.

    Même en ce qui concerne le baptême, les Eglises ne sont pas encore parvenues à une reconnaissance mutuelle et il est encore hors de question qu’elles prennent ensemble le repas du Seigneur.

    De nombreux obstacles se dressent encore à la reconnaissance d’une pleine koinonia, bien que l’Evangile appelle les hommes et les femmes, quels

    qu’ils soient, à plus de communion, de communauté, de partage et de solidarité.

    Aussi, le message aux Eglises des 205 délégués de Foi et Constitution,

    réunis à St-Jacques-de-Compostelle du 3 au 14 août 1993, persiste-t-il dans

    le but fixé en 1927 à Lausanne: "appeler les Eglises à tendre vers l’unité

    visible". Le message réaffirme le principe selon lequel tout ce qui peut

    être fait ensemble ne doit pas être fait séparément, et que les Eglises

    doivent continuer à étudier comment confesser leur foi commune, "en tenant

    compte de la diversité des cultures et des conflits sociaux dans lesquels

    elles vivent". L’accent est mis également sur la nécessité d’approfondir la

    compréhension commune de la nature de l’Eglise, notamment en se référant à

    son caractère apostolique.

    La question de la diversité des cultures s’est encore compliquée depuis

    la 4e Conférence à Montréal en 1963. Au cours de ces trente dernières années en effet, l’oecuménisme a changé de visage. "Les femmes et ceux qui

    viennent de traditions autres qu’européennes se sont fait entendre avec

    force dans le dialogue oecuménique qu’ils ont enrichi d’une nouvelle diversité."

    Il ne s’agit là que d’un diagnostic provisoire. Le message devrait reprendre à son compte les recommandations faites par les délégués et la version définitive leur sera soumise lors de la séance plénière du vendredi 13

    août 1993. (apic/soepi/cb)

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