"Courage, continent de l’espérance!"
Rome, 14octobre(APIC) "En avant Amérique latine! Que ta foi chrétienne
t’accompagne toujours sur le difficile chemin que tu devras parcourir. Courage, continent de l’espérance! N’ayez pas peur, ouvrez grand les portes au
Christ!" C’est par ces mots que le pape Jean Paul II a pris congé, mercredi
à l’aéroport de St-Domingue, du continent latino-américain.
En présence du président dominicain Joaquin Balaguer, le pape a invité
l’Amérique latine à entrer valeureusement et fermement dans le troisième
millénaire chrétien, "en diffusant dans le monde la lumière de la foi
qu’elle a reçue il y a cinq siècles".
"Le futur se présente comme un grand défi pour la capacité créatrice et
la volonté de compréhension des peuples qui forment la grande famille latino-américaine", a ajouté Jean Paul II. "Pour cela il est nécessaire que,
unis dans les racines chrétiennes qui ont formé leur être historique, les
peuples donnent une nouvelle vitalité aux valeurs morales comme facteurs de
cohésion sociale, de solidarité, et de progrès."
Ce discours à l’aéroport mettait un terme au 56e voyage hors d’Italie de
Jean Paul II. L’arrivée du pape à Rome est prévue mercredi soir à 23h15
après un vol de plus de 7’400 kilomètres et d’une durée de 9h15.
Cinq siècles d’évangélisation
A propos des débats autour du cinquième centenaire de l’Evangélisation
de l’Amérique, que certains considèrent comme le début de l’invasion et de
la répression, le Père Pasquale Borgomeo, directeur général de Radio Vatican écrit que l’Eglise n’est pas appelée à faire des bilans. Le jésuite
précise que l’Eglise préfère laisser cette tâche "à la sérénité des historiens, même si elle sait combien cette sérénité est menacée par des pressions, des préjugés et des intérêts contingents." "Quand cela correspond à
la vérité, note-t-il, l’Eglise ne craint pas de confesser ses péchés et de
demander pardon pour les fautes commises en son nom par des hommes, des sociétés et des cultures qui se sont identitifiés avec elle."
Le Père Borgomeo souligne que l’évangélisation est une réalité "noble et
grande". "On ne peut demander à l’Eglise un embarras silencieux ou une justification de ce qui a été une véritable épopée missionnaire. Cela serait
contre la vérité et contre l’Histoire." "On ne peut demander à l’Eglise
d’avoir honte de quelque chose qui est en même temps sa vocation et son essence", conclut-il. (apic/jt/mp)