"Le Saint-Siège n’a pas changé une virgule, ni exclu qui que se soit"
Rome, 6octobre(APIC) "Il n’y a aucune censure ni interférence du Vatican
envers le document de travail de la 4e conférence générale de l’épiscopat
latino américain (CELAM) qui se tiendra du 12 au 28 octobre à St-Domingue."
C’est ce que souligne Mgr Cipriano Calderon, vice-président de la Commission pontificale pour l’Amérique latine, dans une interview publiée mardi
par le journal catholique italien "L’Avvenire". De même personne n’a été
exclu de la Conférence, affirme le prélat.
"Le document de travail a été préparé, précise Mgr Calderon, par le CELAM; mieux, par une équipe d’experts choisis par les dirigeants du CELAM et
publié sous leur exclusive responsabilité." Il s’agit d’un document du CELAM et non pas du Saint-Siège, qui n’est pas intervenu dans sa préparation,
explique-t-il.
"Le CELAM après avoir rédigé la version définitive, a eu la gentillesse
de soumettre le texte au Saint-Siège avant la publication. Le Saint-Siège
ne l’a absolument pas touché, n’a même pas changé une virgule, justement
pour respecter l’autonomie de la Conférence", indique Mgr Calderon. Il a
remarque en outre que les changements entre les versions successives, ont
été tous apportés en parfaite autonomie.
Le vice-président de la Comission pontificale pour l’Amérique latine,
nie aussi que le Vatican ait refusé certains participants. "Cela est absolument faux. Les Conférences épiscopales ont élu en pleine liberté ceux
qu’elles ont estimé opportuns. Naturellement les nominations devaient être
ratifiées par le pape, mais Jean Paul II les a toutes admises. Si quelqu’un
fait de telles affirmations, cela signifie qu’il n’a pas lu la liste des
participants."
Les polémiques autour de la Conférence concernent surtout l’histoire de
l’évangélisation. "Sur ce sujet, la parole est aux historiens et non pas
aux idéologues", note Mgr Calderon. L’assemblée de St-Domingue est assez
mûre pour ne pas se laisser conditionner. "Nous sommes vraiment sereins et
tranquilles, nous n’allons pas à St-Domingue pour nous défendre, parce
qu’il n’y a rien contre quoi nous devons nous défendre", conclut-il. (apicjt/mp)