Le jour de Vap Poya, le 9 octobre, les moines bouddhistes sri-lankais ont décidé de ne pas illuminer les temples afin de protester contre une forte hausse du prix de l’électricité.
«Dans les lieux de culte, les factures ont été multipliées par cinq ou six», affirme le vénérable Galaha Sirisantha Thera. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale sur l’inflation, le Sri Lanka est classé quatrième derrière le Zimbabwe, le Liban et le Venezuela.
Les moines bouddhistes sri-lankais ont décidé d’éteindre les lumières dans les temples du pays le 9 octobre, lors de l’importante fête bouddhiste de Vap Poya, afin de protester contre une forte hausse du prix de l’électricité, rapporte Eglises d’Asie.
Le vénérable Galaha Sirisantha Thera, un responsable de la communauté bouddhiste locale, a déclaré que la décision a pour but de protester contre une augmentation déraisonnable de 500% du prix de l’électricité, imposée par le ministre de l’énergie, et contre la décision du gouvernement de réduire les subventions accordées aux lieux de culte. «Les factures d’électricité dans les lieux de culte ont été multipliées par cinq ou six, et les moines se demandent même si ce n’est pas un complot pour forcer les temples à rester éteints», explique-t-il.
Certains sites ont cessé les célébrations du soir
Les lieux de culte du pays dépendent principalement des dons des fidèles, et la plupart des temples et des églises n’ont pas de revenu stable. Certains sites ont déjà cessé les célébrations du soir. Il devient difficile de maintenir les temples et les lieux de culte ouverts et allumés alors que la plupart des gens ont du mal à survivre.
De son côté, le ministre de l’énergie Kanchana Wijesekera a déclaré que si des panneaux solaires sont installés dans les lieux de culte, les factures d’électricité ne seront plus un problème. (cath.ch/eda/mp)