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    L’Eglise invite les Etats-Unis et l’Europe à y contribuer

    Sri Lanka: Le pays, au bord du gouffre, a besoin de dialogue

    Colombo, 6 juillet 2001 (APIC) Un gouvernement d’unité nationale qui sauve le pays du désastre: c’est ce réclament beaucoup de Sri Lankais, et avec eux l’Eglise Catholique, afin de mettre fin à l’incertitude politique qui domine. Le pays, au bord du gouffre, a besoin de dialogue, Aussi l’Eglise invite-t-elle les Etats-Unis et l’Europe à y contribuer.

    Suite au retrait du "Sri Lanka Muslim Congress" de la coalition gouvernementale, le président Kumaratunga a perdu la majorité au Parlement, et le pays est dans une impasse politique. De son côté, l’économie perd du terrain, la bourse est en baisse continue, le taux d’inflation augmente. L’offensive militaire des troupes gouvernementales dans le Nord ne s’arrête pas, et les gouvernements de l’Inde et des Etats-Unis ont critiqué cette entreprise.

    A l’Angélus du 1er juillet, Jean Paul II, évoquant la fête de Notre-Dame de Madhu, dont le sanctuaire se trouve dans le nord du Sri Lanka et qui est devenu un lieu de rencontre pour les fidèles de différentes religions, a lancé un appel au dialogue. "Nous espérons que son message, ainsi que ceux des Etats-Unis et des pays Européens, amèneront le gouvernement et les rebelles à la table des négociations...

    Les journaux ont critiqué le discours du pape, mais la plus grande partie de la population du Sri Lanka l’a apprécié", a déclaré à l’agence vaticane Fides Mg Malcom Ranjith, évêque de Ratnapura, secrétaire de la Conférence épiscopale et responsable de la Commission "Justice et Paix".

    Appel auprès des pays européens

    Cette année, la fête de Notre-Dame de Madhu, le 1er juillet, a été uniquement une fête religieuse: une messe, une procession avec la statue de la Sainte Vierge, une prière pour la paix. Ce n’était pas l’affluence des grands jours, reconnaît Mgr Ranjith. Il y avait peu de Cinghalais, car les gens ont peur: le sanctuaire se trouve dans le diocèse de Mannar, dans le nord du pays, dans une région contrôlée par les rebelles tamouls.

    "La Commission Justice et Paix a organisé plusieurs pèlerinages, précise l’évêque, pour que le Sanctuaire de Madhu reste un lieu de réconciliation, où Cingalais et Tamouls puissent se rencontrer et prier ensemble, un lieu aimé aussi des bouddhistes et par les fidèles d’autres religions. Il peut représenter un point d’union pour le pays". (apic/cip/fs/pr)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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