Sri Lanka : la paix entre Cinghalais et Tamouls (210489)
Rome, 21avril(APIC/CIP) Jean Paul II a déclaré que "la tolérance et le
respect mutuels entre les différentes ethnies d’un même pays est une condition d’une importance singulière" pour parvenir à la paix. Il recevait le
nouvel ambassadeur du Sri Lanka près le Saint-Siège, Warnasena Rasaputram,
venu présenter ses lettres de créance. Le nouvel ambassadeur, âgé de 61
ans, était auparavant gouverneur de la banque centrale du Sri Lanka.
Au Sri Lanka, la majorité des 16,5 millions d’habitants sont Cinghalais,
mais il existe une forte concentration de Tamouls dans le nord du pays.
Entre les deux ethnies, des affrontements ont donné lieu à de nombreuses
explosions de violence depuis 1983. C’est pourquoi le pape s’est arrêté une
nouvelle fois sur le problème de la violence lors de l’audience accordée à
M. Rasaputram. La réconciliation, a-t-il souligné, passe par la voie du
dialogue et de la négociation : c’est un "chemin obligatoire" pour trouver
une solution équitable aux problèmes concrets.
Jean Paul II a condamné les actes terroristes. Ce sont a-t-il dit, des
"crimes contre l’humanité". Du reste, "frapper aveuglément, tuer des
personnes innocentes ou exécuter des représailles sanglantes" ne favorise
par une juste appréciation des revendications émanant de la minorité. Le
pape a conclu en plaidant pour une réconciliation par la justice et grâce
au respect des aspirations légitimes de toutes les parties concernées.
"C’est le seul moyen acceptable pour trouver une solution pacifique aux
hostilités actuelles", a souligné Jean Paul II. (apic/jt/cip/bd)