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    Sr Nathalie Becquart: "Léon XIV est un homme humble, discret, équilibré et sérieux"

    Sœur Nathalie Becquart a eu la surprise de croiser hier soir le pape Léon XIV au Palais du Saint-Office, où le cardinal Prevost logeait depuis environ deux mois. Après son élection le 8 mai 2025 sur le siège de Pierre, le nouveau pontife est revenu dormir chez lui. «Ce n’est pas banal de croiser un pape dans son immeuble», raconte la religieuse française qui a pu échanger avec lui.

    La sous-secrétaire du Synode des évêques confie à I.MEDIA sa réaction à l’élection de ce pape qui a participé au dernier Synode sur la synodalité.

    Vous avez eu la surprise de rencontrer le pape Léon XIV dans votre immeuble hier. Ce fut en effet une grande surprise ! Le cardinal Prevost habite dans le bâtiment du Saint-Office, là où je vis depuis que je suis à Rome. C’était mon voisin. Il est donc venu dormir ici cette nuit. Ce n’est pas banal de croiser un pape dans son immeuble, surtout quand on le connaît d’avant.
 Nous avons échangé quelques mots en anglais. Je l’ai félicité et je lui ai dit que je continuerai à prier pour lui, pour son nouveau ministère. Il y avait aussi ma supérieure générale et nous avons pu lui partager la joie et la prière des plus de 1.000 supérieures générales des congrégations religieuses féminines du monde entier, réunies à Rome le jour de son élection. Léon XIV a été supérieur général de l’Ordre de Saint-Augustin. Il sait ce que c’est!

    Comment l’avez-vous trouvé? Je l’ai trouvé souriant, toujours aussi calme. Il a salué les personnes qui étaient présentes, et donné des bénédictions. C’est un homme très humble, très discret, équilibré et sérieux. Lorsqu’il a déménagé il y a deux mois au Palazzo, je l’ai vu arriver un soir avec ses cartons. Quand on se croisait, on échangeait quelques mots très simplement.

    Son élection est-elle une surprise pour vous ?Le cardinal Prevost faisait partie des noms qui revenaient. Mais cela reste une surprise de découvrir le don que Dieu fait à l’Église et au monde, à travers le discernement des cardinaux.
Pour moi, la plus grande surprise a été d’entendre son nom: Léon XIV. Jamais je n’y avais pensé ! Il est natif de Chicago, un diocèse qui a une forte tradition d’engagement sur les questions sociales.
Le cardinal Joseph Louis Bernardin (1928-1996) avait mis un accent très fort sur ces questions-là, se plaçant dans l’héritage de Léon XIII. Il vient donc d’un diocèse qui a été façonné par la pensée sociale de l’Église, l’engagement auprès des plus pauvres ou contre le racisme.

    Comment avez-vous vécu ce moment si particulier?L’après-midi de l’élection, j’étais donc à l’assemblée générale des supérieures générales des congrégations religieuses féminines. À la fin de la messe, nous avons appris qu’il y avait la fumée blanche. Nous avons mis le direct et, sans savoir de qui il s’agissait, l’ambiance a basculé dans une liesse incroyable. Il y avait des « alléluias », une liesse totale. Je suis ensuite allée sur la terrasse du Palais du Saint-Office pour assister à la première bénédiction du pape.

    Avez-vous été amenée à travailler avec lui?
 Nous nous sommes vus à l’occasion du Synode sur la synodalité. Le cardinal Prevost a participé aux deux sessions, d’octobre 2023 et 2024. Il faisait partie des groupes de travail sur le rôle des évêques et les processus et critères de nomination. En Amérique latine, il était dans un diocèse avec peu de prêtres, donc il avait l’expérience de travailler avec des laïcs et d’avoir des femmes en responsabilité.

    Pourquoi selon vous les cardinaux l’ont-ils élu aussi rapidement?Ils sont effectivement rapidement arrivés à un consensus. Je pense que c’est un homme de synthèse. Il s’inscrit dans la continuité du pontificat du pape François. Il l’a d’ailleurs cité dans son allocution. Il a aussi parlé de l’Église synodale. Je crois que sa très riche expérience a dû jouer. Être un religieux missionnaire, supérieur général durant 12 ans et donc avoir voyagé dans le monde entier, avoir été évêque au Pérou, préfet du dicastère pour les Évêques, parler l’anglais, l’espagnol, l’italien, un peu le français… Ce sont là de nombreuses qualités ! Comme religieux augustinien, il doit aussi avoir à cœur la dimension de l’unité et de la communion, deux éléments très importants dans la règle de saint Augustin.

    Élire un pape qui a grandi aux États-Unis, est-ce une audace du collège des cardinaux? Je pense que c’est un signe. Le cardinal Prevost vivait en dehors des États-Unis depuis longtemps. C’est un Américain qui a une vision qui va bien au-delà de son pays d’origine. Et puis je pense que dans un conclave, on cherche avant tout une personnalité, pas une nationalité. (cath.ch/imedia/mp)

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