Khartoum, 27novembre(APIC) En dépit des promesses répétées du gouvernement soudanais d’agir avec équité dans ses relations avec les Eglises chrétiennes, la réalité est bien différente. En effet, les Eglises chrétiennes
du Soudan continuent d’être victimes de tracasseries et d’autres mesures
vexatoires qui les empêchent de mener à bien l’oeuvre d’évangélisation et
de promotion sociale, révèle l’agence de presse zaïroise "DIA" de Kinshasa.
DIA cite en exemple la confiscation sans explication d’un terrain cédé
aux missionnaires comboniens pour construire un complexe scolaire. Les écoles prévues devraient accueillir en priorité des enfants en déplacement
forcé qui ont fui la guerre civile sévissant dans le Sud du pays. Ces enfants, issus pour la plupart de familles chrétiennes, se trouvent dans une
situation précaire à Tharyra, dans les environs d’Ondurman, ville jumelle
de Khartoum (elles ne sont séparées que par le Nil), au nord du Soudan.
Après trois années de démarches, les missionnaires avaient obtenu gain
de cause en juin dernier, à la condition que le terrain soit enregistré
comme propriété du Ministère de l’Education. Les travaux étaient sur le
point de démarrer quand le Ministère de l’Intérieur, le colonel El Tayeb
Mohammed Kheri, a ordonné la confiscation du terrain par de simples instructions verbales annulant les titres de propriété détenus par les missionnaires, sans même en référer aux Ministères de l’Education et de l’Habitat. Ce dernier a conseillé aux religieux de reprendre le processus à zéro. Une perspective décourageante. Faudra-t-il attendre encore trois nouvelles années avec la perspective d’une nouvelle vexation à la fin des démarches administratives? (apic/cip/ba)