Le glissement de terrain qui a dévasté le 31 août 2025 le village de Tarasin, au Soudan faisant plus d’un millier de morts, n'est pas seulement une catastrophe naturelle, mais une tragédie causée par la guerre et l'indifférence du monde envers le Soudan, estime Mgr Eduardo Hiiboro Kussala.
Selon les premières informations, tous les habitants du village de Tarasin, estimés à plus de 1’000 personnes, sont morts et il n’y aurait aucun survivant. «Je suis à vos côtés dans le deuil, mais aussi dans le courage et la recherche de justice, de dignité et de guérison pour les survivants», écrit Mgr Eduardo Hiiboro Kussala, évêque de Tombura-Yambio, au Soudan du Sud, dans un message de condoléances, rapporté par l’agence Fides.
Un appel à la conscience de tous
Le prélat rappelle que «beaucoup des habitants de Tarasin avaient déjà été déplacés à cause de la guerre et de la famine, cherchant refuge dans les monts Marrah. Leur mémoire ne doit pas être ensevelie sous les rochers. Leur histoire ne doit pas s'évanouir dans le silence. Tarasin doit rester dans nos mémoires non seulement comme un lieu qui a existé autrefois, mais aussi comme un appel à la conscience pour nous tous».
Selon l'évêque de Tombura-Yambio, «le glissement de terrain n'était pas simplement une ‘catastrophe naturelle’, mais a des causes profondes résidant dans la dégradation de l'environnement, le chaos de la guerre et l'indifférence du monde face à la crise humanitaire au Soudan. Nous devons analyser cette tragédie non seulement avec un cœur attristé, mais aussi avec un esprit qui cherche à comprendre, à prévenir et à protéger », souligne-t-il.
Le pape appelle à la fin de la guerre
Le pape Léon XIV est revenu le 3 septembre lors de l’angélus sur le glissement de terrain dévastateur. Et comme si cela ne suffisait pas, la propagation du choléra menace des centaines de milliers de personnes déjà épuisées.
Il a lancé «un appel pressant aux responsables et à la communauté internationale afin que des couloirs humanitaires soient garantis et qu'une réponse coordonnée soit mise en œuvre pour mettre fin à cette catastrophe humanitaire. Il est temps d'entamer un dialogue sérieux, sincère et inclusif entre les parties afin de mettre fin au conflit et de redonner au peuple soudanais espoir, dignité et paix», a-t-il conclu. (cath.ch/fides/mp)