Soudan: la paix et la justice pour tous (100293)
Khartoum, 10février(APIC) Le pape Jean Paul II à son arrivée au Soudan a
demandé la paix et la justice pour tous les citoyens, indépendamment de
leur religion, de leur situation sociale, de leur appartenance ethnique ou
de leur couleur de peau. Le seul combat qui puisse être justifié par des
motifs religieux est celui contre toute forme d’égoïsme, d’oppression, de
haine et de violence, a-t-il souligné. Tout ce que l’Eglise demande est de
pouvoir accomplir dans la liberté son devoir religieux et humanitaire.
Il faut avant tout écouter la voix des hommes souffrant de la pauvreté,
de la faim et de la violence, leur cri pour la justice et la paix, pour une
ère de dialogue et de concorde, a poursuivi Jean Paul II. Ce sont les conditions nécessaires pour le développement et le progrès. Une des plus
grands devoirs de l’homme en faveur de la paix et la réconciliation est
d’élargir la collaboration et la compréhension mutuelles, comme l’ont démontré un très grand nombre de musulmans et de chrétiens dans le monde.
Le pape a qualifié, dans la capitale soudanaise, l’histoire tourmentée
de l’Afrique d’héritière du sous-développement, des rivalités ethniques et
des conflits. Les progrès sont cependant souvent empéchés par une politique
qui ne correspond pas aux intérêts de la population et qui laisse dans
beaucoup de cas d’énormes dettes extérieures, a-t-il dénoncé.
Jean Paul II a répété en outre qu’il faut des solutions africaines aux
problèmes africains, mais avant tout aussi la démocratie, le respect des
différences légitimes et un état de droit stable qui reflète les droits de
l’homme universellement reconnus.
Le pape a néanmoins tenu à livrer un message d’espoir: "Je suis convaincu qu’il y a un grand espoir quant à l’avenir de l’Afrique. Je désire exprimer ce même espoir ici à Khartoum pour le Soudan". Le pape a rappelé que
depuis des siècles outre les religions traditionnelles, l’islam et le christianisme cohabitent au Soudan. "Il est important de retrouver aujourd’hui
le sens du respect et de la collaboration mutuelle pour le bien de tous".
Le pape a encore renouvelé son appel à la communauté et aux organisations internationales afin "qu’elles ne trahissent pas le Soudan, mais fassent des efforts renouvelés pour satisfaire les besoins les plus urgents et
pour aider à poser les fondements du développement futur". (apic/cic/mp)