Mgr Edward Hiiboro Kussala, évêque de Tombura-Yambio, au Soudan du Sud, a dénoncé «une attaque horrible», commise le 10 décembre 2024 par des hommes armés à la paroisse Sainte-Marie Auxialitrice de Tombura. L’assaut a fait un mort et blessé une femme parmi les réfugiés qui y sont installés.
«Cette violence injustifiée ne doit plus se reproduire», a lancé Mgr Hiiboro Kussala dans un communiqué. Il a rappelé que les mosquées, les églises, ainsi que les hôpitaux étaient «des lieux sacrés, des lieux de refuges, de paix et de sécurité (…) Ce sont des espaces destinés à protéger des innocents, non à devenir des cibles de violences.»
L'attaque dans la paroisse de Tombura, au sud-ouest du Soudan du Sud, a eu lieu dans la soirée du 10 décembre, quelques heures après une messe concélébrée par le cardinal Gabriel Zuber Wako, archevêque émérite de Khartoum (Soudan), et Mgr Kussala, en solidarité avec les déplacés vivant dans la paroisse. Des individus armés ont ouvert le feu sans discrimination dans le camp de personnes déplacées, tuant tragiquement un homme et blessant grièvement une femme, rapporte l’agence aciafrique.
Combats intercommunautaires
Mgr Hiiboro Kussala a lancé un appel au gouvernement de son pays, à «assurer la protection des populations vulnérables, en particulier les déplacés». Depuis trois ans, le comté de Tombura est confronté à des violences sans que les hautes autorités du pays ne réagissent ou ne manifestent de préoccupation.
Malgré des pourparlers en cours entre différentes factions au Soudan du Sud, des affrontements armés, notamment entre milices, sont persistants dans certaines régions. L'insécurité dans des zones complique le processus de paix. La situation sécuritaire dans le comté de Tombura, près de la Centrafrique, reste très précaire. Les violences intercommunautaires ont entraîné des déplacements massifs de populations. (cath.ch/ibc/ag/rz)