Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Bruxelles, 19 septembre 1994 (CIP)

    Soudan: cinq crucifixions en deux mois

    Depuis le début du mois de juillet, cinq chrétiens auraient été exécutés

    par crucifixion, si l’on en croit une enquête menée par Barbara Baker,

    correspondante de l’agence de presse américaine "News Network

    International" (NNI) au Proche-Orient, que relaie le service de presse

    "Eglisi" (Belgique).

    Un évêque anglican soudanais, Daniel Zindo, de Yambiyo, a déclaré à la

    correspondante avoir reçu confirmation qúun prêtre anglican et deux fidèles

    d’une église non identifiée à ce jour sont morts par crucifixion dans les

    montagnes de Nubie le 7 juillet. L’évêque a parlé avec un enquêteur digne

    de foi qui a interrogé des témoins oculaires. Les suppliciés ont été

    identifiés: il s’agit du Rév. Aron et de deux autres chrétiens de Akon.

    L’informateur, dont l’évêque n’a pas révélé le nom, pour des raisons de

    sécurité, aurait précisé que les exécuteurs avaient utilisé des clous de 15

    cm de longueur.

    "Il n’y a pas d’explication claire, si ce n’est que ce sont des chrétiens.

    Le gouvernement persécute les dirigeants chrétiens parce qúils veulent que

    tout le monde devienne musulman", a expliqué Mgr Zindo. Nouveau président

    du Conseil des Eglises du Soudan, le prélat confirme des rumeurs récentes

    en provenance de la région des montagnes de Nubie. Lors d’une interview

    téléphonique à Nairobi, il a assuré que la crucifixion des anglicans était

    "un fait avéré". "Il y a des gens qui sont en mesure de se rendre dans les

    montagnes de Nubie pour interroger les gents et vérifier les faits

    allégués", a-t-il déclaré.

    Mgr Zindo a confirmé l’existence d’un vaste trafic d’esclaves dans la

    région. Les victimes en sont les veuves et les enfants orphelins de

    chrétiens massacrés. Ces esclaves sont vendus dans le nord du Spoudan et en

    Lybie au prix de 15 dollars par tête. "Personne ne peut apporter de preuve,

    mais ça se passe vraiment", a-t-il affirmé.

    Selon l’évêque, l’obstacle majeur à une enquête approfondie et bien fondée

    sur de tels événements est la peur des témoins d’être tués s’ils parlent

    pour témoigner.

    Musulmans apostats

    Des représentants de l’Eglise catholique soudanaise ont remis à l’agence

    NNI un document attestant que deux anciens du village de Nafia, en état de

    siège, ont été arrêtés à leur domicile le 14 juillet par la police secrète.

    Les policiers, qui ont déclaré être à la recherche d’apostats musulmans,

    ont saisi des bibles et des certificats de baptême. Des huit personnes

    placées en détention, deux ont été déférés devant le justice: Cheik

    Abdulahi Yusif, le chef du clan, et Muhanna Muhammed.

    Yusif est le premier habitant de Nafia à s’être converti au christianisme.

    Au cours des vingt dernières années, 1.200 musulmans arabes de la tribu

    Hawaraby l’ont imité. Selon le témoignage du prêtre de la paroisse, Wad

    Medani, et deux membres de la famille de Yusif, un ultimatum d’exécution a

    été remis aux convertis le 18 juillet, lors de leur procès. Toutefois, des

    dirigeants religieux à l’extérieur du Soudan n’ont pu vérifier si la

    sentence avait été appliquée. "Ils sont plusieurs à l’avoir affirmé, mais

    nous essayons de trouver des gens qui l’ont vraiment vu ou qui peuvent le

    vérifier", a déclaré à la NNI Roger Schrock, du Conseil des Eglises du

    Soudan.

    Les deux hommes, qui étaient accusés d’apostasie, ont été condamnés à

    recevoir cent coups de fouet et invités à renier la foi chrétienne sous

    peine d’être crucifiés le 10 août. La flagellation a été administrée sur

    place, sous les yeux des familles et des autres villageois. Alors que le

    jeune Muhammad a enduré les cent coups de fouet, Yusif, 65 ans, s’est

    effondré après quatre coups seulement. Son fils s’est alors emparé du fouet

    des policiers et a poussé les spectateurs à la révolte. Des policiers en

    armes sont alors intervenus et ont arrêté 28 personnes.

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus