Les Droits de l’Homme menacés par la "Scharia"
Bâle, 4septembre(APIC) A côté de la campagne de dons en faveur des victimes des catastrophes naturelles, tout doit être entrepris au Soudan pour
mettre fin à la guerre civile qui sévit dans le pays depuis cinq ans :
c’est ce qu’a demandé une délégation de cinq membres de l’Alliance des
Eglises soudanaises (SSC) à Bâle. L’intensification de la campagne d’islamisation menée par le gouvernement réduit fortement les Droits de l’Homme
dans ce pays. Le soutien des pays occidentaux est important dans la lutte
pour la liberté religieuse.
Les relations difficiles entre le Nord islamisé et le Sud du Soudan, en
majorité chrétien, les problèmes de la faim et des réfugiés dans la capitale Khartoum ont conduit, selon des rapports de l’Alliance des Eglises soudanaises, à des conditions précaires dans tout le pays. Les inondations de
ces dernières semaines ont encore aggravé la situation des 22 millions
d’habitants, dont 60% sont musulmans. A Khartoum il y a 2 millions de
réfugiés dont beaucoup de chrétiens.
Les chrétiens victimes de la législation islamique
La situation réelle des chrétiens au Soudan est peu connue des pays européens, ont déclaré les délégués de l’Alliance des Eglises soudanaises. Le
conflit entre les Africains et les Arabes n’est pas seulement d’origine raciale ou religieuse comme celui qui oppose les musulmans du Nord aux
chrétiens du Sud du pays : ce qui est en jeu, c’est le respect des Droits
de l’Homme et de la liberté religieuse. C’est pourquoi en plus de l’aide
d’urgence aux victimes des catastrophes naturelles il faut tout entreprendre pour mettre fin à la guerre civile.
Les Eglises soudanaises protestent auprès du gouvernement contre la
législation islamique, qui régit tout le pays. Bien que le gouvernement ait
affirmé jusqu’ici que le droit islamique ne s’appliquait pas aux chrétiens,
d’après les descriptions des délégués des Eglises dans la pratique des tribunaux ceux-ci sont soumis à la peine draconienne de la "Scharia"". Les
droits des chrétiens ne sont pas respectés; les chrétiens sont considérés
comme des citoyens de seconde classe. L’une des conditions essentielles de
la paix au Soudan est la suppression de la "Scharia".
la solution : faire pression sur le gouvernement soudanais
Pendant ce temps l’Eglise fait le lien entre les résistants et le gouvernement. Le soutien des Eglises et des Etats occidentaux est nécessaire :
ceux-ci doivent faire pression sur le gouvernement soudanais. La première
guerre civile - qui dura 17 ans -, causée par la "Scharia" prit fin en
1972, à la suite d’une longue persécution des chrétiens, par un traité de
paix. Puis les territoires du Sud du pays obtinrent une autonomie régionale
restreinte, que l’islamisation a supprimée en 1983. (apic/mm/ws/cor)