Une nouvelle "Conférence de Lambeth"
Rome, 25janvier(APIC/CIP) Du 16 juillet au 7 août prochains, les évêques
anglicans du monde entier se réuniront à Canterbury, en Angleterre, pour
une nouvelle "Conférence de Lambeth". La "Conférence de Lambeth" - du nom
du palais des archevêques de Canterbury - a vu le jour en 1867. Elle se
réunit tous les dix ans. En 1988, on en sera donc à la douzième édition.
Cet été, quatre grands problèmes seront examinés par les participants de
la Conférence : les rapports oecuméniques, la mission chrétienne et le ministère dans l’Eglise, la dogmatique et la pastorale, le christianisme et
la société.
La "Conférence de Lambeth" aura aussi à se prononcer sur le rapport final de la seconde commission de dialogue entre catholiques romains et anglicans, commission dénommée en abrégé ARCIC II. L’évaluation des anglicans
et celle des catholiques, qui pourraient être rendues publiques encore cette année, peuvent fournir des éléments importants pour le futur travail de
l’ARCIC, et en particulier pour le projet consacré au progrès dans la communion, projet qui porte sur la théologie même de l’unité.
Au cours des débats sur les quatre grands sujets de la Conférence, les
évêques anglicans examineront quelques problèmes qui figurent toujours parmi les plus délicats de ceux qui sont posés au sein de la communion anglicane. Il s’agit de l’ordination des femmes et du rapport à l’autorité dans
l’Eglise.
Au début de l’assemblée, l’archevêque de Canterbury, le Dr Robert Runcie, prononcera un important discours sur "la nature de l’unité que nous
cherchons". Trois personnalités des autres Eglises chrétiennes ont été invitées à réagir à ce discours. Pour l’Eglise catholique romaine, c’est le
Père Pierre Duprez, secrétaire du Secrétariat du Vatican pour l’Unité des
chrétiens, qui prendra la parole à cette occasion. Tous les travaux de la
conférence seront d’ailleurs suivis par des observateurs des autres Eglises, dont trois observateurs catholiques.
La "Conférence de Lambeth" sera sans doute un moment significatif dans
l’histoire des rapports entre catholiques et anglicans. Depuis le Concile
Vatican II, le dialogue a en effet été renoué au plus haut niveau, en 1966,
année ou l’archevêque de Canterbury Michael Ramsey rendait visite au pape
Paul VI. (apic/jt/be)