Sofia (Bulgarie), 9avril(APIC) Il est difficile de trouver une Bible à
acheter à Sofia, il y a pénurie de livres religieux, c’est ce qui ressort
d’un article dans l’hebdomadaire officiel bulgare en langue anglaise "Les
Nouvelles de Sofia". Cet article est consacré à la situation financière et
matérielle de l’Eglise orthodoxe en Bulgarie, sous le titre "le monopole de
l’Eglise".
Cet article insiste, entre autres, sur le fait que le Patriarcat de
Sofia possède les droits d’exclusivité pour toute la production des croix,
des icônes, des lampades, des cloches, des objets de culte et, surtout, des
cierges dont la vente constitue environ 60 % du budget annuel de l’Eglise.
Dans ce pays du bloc de l’Est ou, conformément à la Constitution de 1945,
l’Eglise n’est pas séparée de l’Etat, une subvention allouée par le
gouvernement intervient aussi dans une proportion de 13 %, le reste des
revenus étant tirés soit des propriétés foncières qui n’ont pas été
sécularisées, ce qui représente une surface cultivable d’environ 35.000
hectares, soit des activités de la maison du Patriarcat et des points de
vente de livres religieux.
En ce qui concerne la diffusion de la littérature religieuse, l’auteur
de l’article souligne que "s’il est possible d’obtenir des journaux ou des
revues à caractère général ainsi que des livres d’art dans la librairie
centrale du Patriarcat à Sofia ou dans les sept autres points de
distribution répartis à travers les diocèses de Bulgarie, par contre on y
trouvera difficilement une Bible". Et d’ajouter que "la dernière édition de
la Bible en 1982 a connu un tirage relativement important, mais elle a été
épuisée avant même d’être mise en diffusion". "Les livres liturgiques sont
tout aussi difficiles à trouver", précise-t-il encore.
Interrogée à ce sujet, la directrice de la librairie du Patriarcat a
admis que ses principaux clients étaient essentiellement les professeurs et
les étudiants de l’Académie de théologie orthodoxe Saint Clément d’Ohrid et
que les besoins réels de la population en livres religieux étaient loin
d’être satisfaits. "A notre grand regret, devait-elle déclarer, la plupart
des ouvrages édités sont devenus des raretés bibliographiques et ne peuvent
être distribués sur le marché qu’à un prix très élevé". (apic/sop/bd)