Ton plus dur que les évêques tchèques
Vienne/Bratislava, 10 mars(APIC) Les évêques slovaques, à l’instar de
leurs confrères tchèques, ont lancé un appel aux prêtres "clandestins" slovaques - ordonnés secrètement durant la période de dictature communiste pour qu’ils s’annoncent auprès de leur évêque diocésain jusqu’au dimanche
des Rameaux, le 12 avril. Dans leur lettre, les évêques slovaques adoptent
toutefois un ton plus dur que les évêques de Bohème et de Moravie, qui ont
fait lire leur appel dimanche dans les églises du pays tchèque.
Les prêtres slovaques "clandestins" sont également appelés à s’intégrer
aux structures ecclésiales officiellement existantes. Les évêques rappellent qu’étant donné la nomination par le Saint-Siège de pasteurs réguliers,
le service sacerdotal ne peut pas être exercé autrement qu’en communion
avec l’évêque. L’épiscopat slovaque souligne que la Conférence épiscopale
de la République fédérative tchèque et slovaque veut aider chacun qui s’est
efforcé de servir l’Eglise en secret aux temps de la persécution religieuse
"à s’intégrer dans l’apostolat en union avec leurs évêques".
Les prêtres "clandestins" qui ne l’ont pas déjà fait ont donc jusqu’au
12 avril pour s’annoncer, et celui qui continue d’exercer secrètement son
sacerdoce après cette date "doit être conscient qu’il n’exerce aucun apostolat de l’Eglise, mais qu’en réalité il fait du tort à l’Eglise et se met
en dehors de la communauté". Les évêques slovaques demandent donc aux fidèles de ne pas accepter les services pastoraux de prêtres qui n’en sont pas
chargés par leur évêque diocésain et ne travaillent pas de concert avec
lui. Ainsi, les fidèles ne devraient pas assister aux messes qu’ils célèbrent. Selon la lettre des évêques slovaques, on peut supposer que ces prêtres qui refusent de s’annoncer n’ont pas été ordonnés régulièrement, qu’au
minimum ils distribuent les sacrements sans permission et qu’ils ne guident
pas les fidèles dans l’esprit de l’Eglise.
Selon certaines sources, contrairement à la lettre des évêques tchèques,
il n’y a pas trace de remerciement dans l’appel de l’épiscopat slovaque à
ces prêtres qui ont quand même risqué gros d’exercer un ministère dans des
conditions tout à fait exceptionnelles. (apic/fg/be)