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    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
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    Dans la perspective du synode africain

    Sixième voyage de Jean Paul II en Afrique (030489)

    Bruxelles, 3avril(APIC/CIP) Du 28 avril au 6 mai prochain, Jean Paul II

    effectuera son 41e voyage apostolique en Afrique. C’est sa sixième visite

    en terre africaine, mais la première depuis qu’il a annoncé son intention

    de convoquer "une assemblée spéciale pour l’Afrique" du Synode des évêques.

    La "Commission anté-préparatoire" de ce synode s’est déjà réunie à deux

    reprises , en janvier et en mars, sous la présidence de Mgr Jan Schotte,

    secrétaire général du Synode des évêques. La composition de cette commission a été inspirée essentiellement des structures du SCEAM (Symposium des

    conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar) et de ses neuf régions.

    L’idée d’un synode a été généralement bien accueillie sur le continent.

    Toutefois, une certaine déception s’est fait jour chez ceux, parmi les

    évêques et les théologiens, qui espéraient la réunion d’un concile africain. En effet, un concile continental aurait réuni les évêques en tant que

    premiers responsables de l’Eglise de leur continent, en union avec l’évêque

    de Rome, tandis que l’assemblée spéciale du synode est convoquée par le

    Saint-Siège et que ses membres n’ont qu’une voix consultative.

    Par contre, le fait que soit organisé une rencontre continententale

    réjouit de très nombreux pasteurs. En effet, les différentes régions

    d’Afrique sont relativement cloisonnées les unes par rapport aux autres:

    leurs pasteurs n’ont jamais l’occasion de se concerter et de réfléchir tous

    ensemble sur les grands problèmes qui traversent le continent et sur les

    expériences qui y sont entreprises. Il existe bien le SCEAM et ses neuf

    régions, mais ces relations inter-africaines ne se font que par délégation.

    C’est pourquoi de nombreux évêques africains souhaitent que le synode

    soit bien préparé, qu’il s’étale sur un temps suffisamment long pour permettre une réelle prise de parole, une réflexion profonde et la mise en

    route d’un processus de concertation - c’est du reste le sens du mot synode

    (chemin ensemble). Les Africains insistent aussi pour que cette recherche

    soit menée par les Africains eux-mêmes. L’évangélisation de leur continent

    est un problème qui les concerne au premier chef, même s’ils se veulent

    fermement en communion avec le Siège de Pierre.

    Concrètement, le synode pourrait s’ouvrir dans trois ou quatre ans et se

    tenir à Abidjan, à Nairobi ou peut-être à Rome même. Il semble bien que les

    sujets suivants y seront abordés: poursuite de la première évangélisation,

    inculturation et approfondissement de la foi des communautés existantes,

    justice et paix, oecuménisme et relations avec les sectes, rapports avec

    l’islam, formation des prêtres, mariage et polygamie, place des catéchistes. (apic/cip/pr)

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