Sion : triduum de jeûne et de prière à Valère (300688)
Sion, 30juin(APIC) Tandis que Mgr Lefebvre rompait définitivement avec
Rome en ordonnant le 30 juin 4 évêques contre la volonté expresse du pape
Jean Paul II, provoquant un schisme et l’excommunication "ipso facto" pour
lui-même et pour les évêques consacrés par lui, le diocèse de Sion ne restait pas inactif. Plusieurs milliers de personnes du Haut et du Bas Valais
se sont rassemblées du 28 au 30 juin à la basilique de Valère autour de
leur évêque Mgr Henri Schwery pour un triduum de jeûne et de prière pour
l’unité de l’Eglise. "On s’est retrouvé autour de notre évêque, précise le
chanoine André Berchtold, porte-parole de l’évêché, et ça nous a donné
l’idée de continuer chaque année de faire un week-end de prière à Valère".
Certains ont passé à Valère 12 ou 13 heures par jour, précise Mgr
Schwery, et d’autres des nuits entières. "Le but a été atteint, poursuitil, car on s’était réuni pour prier et c’était même tellement bien compris
qu’il y avait 24 heures qu’on était ensemble et pas une seule fois le mot
’rupture’ n’avait été prononcé, ni le nom de Mgr Lefebvre... Je crois que
c’était un signe".
Un avenir serein
Mgr Schwery voit l’avenir de son diocèse plutôt sereinement bien que la
rupture d’Ecône soit douloureuse. Il y a 220’000 à 230’000 catholiques dans
le diocèse, et au maximum un millier de sympathisants de Mgr Lefebvre. Il
ne croit pas que tous vont le suivre. Pour l’évêque de Sion, "il y a quelques dizaines de mordus (d’Ecône), quelques centaines, un millier au maximum qui ne sympathiseraient pas si Ecône n’était pas si proche". Il révise
même ses chiffres à la baisse. La percée intégriste faite en Haut Valais il
y a quelques années s’est en effet considérablement affaiblie. Mgr Schwery
pense que l’existence du mouvement intégriste en Valais est gênante, mais
numériquement ce n’est pas important. A son avis, cela va peut-être se
résorber, car les sympathisants d’Ecône se trouvent maintenant devant un
choix sérieux. (apic/be/ym)