L’évêque de Sion n’a jamais eu aucun contact avec M. Musey
Sion, 1erjuin(APIC) "L’évêque de Sion n’a jamais eu aucun contact avec M.
Musey, ni avec sa famille ou ses amis, ni oralement, ni par écrit, n’a jamais bénéficié d’aucun service de la part de M. Musey, qu’il s’agisse de
traductions ou de quelque autre travail que ce soit". C’est par ce démenti
cinglant que Mgr Henri Schwery, évêque de Sion et président de la Conférence des évêques suisses, a tenu a répondre à un article en premier page du
quotidien zurichois "Blick" de mercredi, affirmant qu’une plainte pénale
avait été déposée contre Mgr Schwery pour avoir donné du travail "au noir"
au zaïrois Matthieu Musey.
Contrairement à ce qu’affirme le "Blick", Mgr Schwery n’a jamais eu aucune responsabilité quant à la clandestinité de M. Musey et ne s’est jamais
vu reprocher par quelque tribunal que ce soit la moindre connivence dans
l’affaire Musey. Le communiqué de l’évêque de Sion précise qu’il ne connaît
aucunement M. Musey ou ses proches et ne sait de cette affaire que ce qu’il
a pu en apprendre des médias. Contacté par l’Agence APIC à sa ferme d’Ecorcheresse, dans le Jura, M. Pierre Burkhalter, qui a hébergé clandestinement
la famille Musey plusieurs mois durant, a démenti les affirmations du
"Blick" en ce qui concerne des traductions pour le diocèse de Sion, mais
affirme que M. Musey en aurait fait pour la Conférence des évêques. Il re lève cependant qu’il ne sait pas s’il a été rémunéré pour cela ou s’il l’a
fait à titre bénévole. Il affirme encore n’avoir reçu aucune convocation
officielle de la part de la justice jurassienne, comme le prétend le
"Blick".
Pour sa part, M. Hans-Peter Röthlin, porte-parole de la Conférence des
évêques suisses, affirme que les évêques suisses se sont prononcés contre
l’expulsion de la famille Musey, mais qu’ils ne lui ont jamais confié des
travaux à exécuter. Il qualifie les assertions du quotidien à sensation
d’"absurdes". (apic/be)