Sion:coordonner la pastorale des divorcés et des divorcés-remariés (030591)
Sion, 3mai(APIC) La pastorale des divorcés et des divorcés-remariés, la
"Déclaration de Lucerne", le budget 1991, la loi Eglise-Etat, une année des
vocations religieuses: autant de thèmes abordés lors du Conseil presbytéral
du diocèse de Sion qui s’est déroulé la semaine dernière à Notre-Dame du
Silence à Sion. Présentant le document prévu pour la dernière partie du
"Triennat de la famille", Mgr Henri Schwery a affirmé la nécessité de développer et de coordonner dans le diocèse la pastorale des personnes marquées
par un échec dans leur mariage.
Il convient d’abord d’informer et d’accueillir les divorcés pour mieux
les intégrer dans la vie de l’Eglise, a souligné l’évêque. En créant des
"cellules de solidarité" pour une entraide économique, juridique et sociale
et pour un accompagnement spirituel. Car, a réaffirmé Mgr Schwery, la rupture du premier mariage n’exclut d’aucun domaine de la vie de l’Eglise:
bien plus, pourquoi ne pas confier à des divorcés un service en paroisse ou
une responsabilité en Eglise ?
En ce qui concerne les divorcés-remariés, l’évêque de Sion souhaite uniformiser et coordonner l’action pastorale des prêtres et animateurs laïcs
dans son diocèse. Il faut intensifier la présence spirituelle auprès des
divorcés-remariés sans pour autant donner l’impression que "l’indissolubilité du mariage serait relativisée". Le projet présenté énumère plusieurs
propositions: inviter les couples remariés à participer activement à la vie
de l’Eglise; poursuivre la réflexion sur l’admission aux sacrements et établir des critères de discernement; mettre en place une pastorale globale de
la famille; faire mieux connaître l’officialité diocésaine; enfin mettre au
point un schéma de "prière domestique" adapté à la nouvelle situation.
Situation financière précaire
L’administrateur Norbert Brunner a présenté les comptes 1990: si l’exercice ne se clôt que sur un déficit de 30’000 francs (la "quête pour les besoins du diocèse" a rapporté à elle seule 285’000 francs), la situation financière du diocèse demeure problématique, puisque le budget 1991 prévoit à
nouveau un déficit de 375’000 francs.
Le chanoine Henri Bérard, vicaire épiscopal, a pour sa part fait le
point sur les travaux de la Commission pour la loi "Eglise-Etat". La consultation sur l’avant-projet a rallié la majorité des suffrages moyennant
quelques modifications formelles. Seul le parti socialiste reste opposé au
principe. Le nouvel avant-projet sera remis sous peu au Conseil d’Etat,
puis le Grand Conseil pourrait l’examiner en juin et en automne de cette
année, ouvrant la voie à une votation populaire début 1992.
Le Conseil presbytéral a examiné la "Déclaration de Lucerne", qui a eu
des répercussions surtout dans le Haut-Valais: s’il reconnaît le bien-fondé
des questions soulevées et souhaite que soient trouvés de nouveaux lieux de
concertation et de dialogue entre les évêques, les prêtres et les permanents laïcs, il regrette le ton utilisé dans le texte et la manière dont il
a été publié dans la presse, sans consultation de la Conférence des évêques
suisses (CES).
Enfin, Soeur Claire Descartes, supérieure de la Congrégation des Soeurs
de Saint-Augustin a présenté le projet d’une "année des vocations religieuses" pour toute la Suisse romande, qui débutera à l’Avent 1991. Il s’agit
d’amener les chrétiens à redécouvrir la valeur de la vie religieuse pour le
monde d’aujourd’hui. Plusieurs actions sont prévues, notamment l’animation
par les religieuses de la rencontre des catholiques de Suisse romande
"Prier, témoigner" les 19 et 20 octobre prochains à Fribourg. (apic/id/fxacor)