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    Le problème de l’adoption au centre d’un débat

    Sion: Assemblée du Conseil pastoral diocésain (240491)

    Sion, 24avril(APIC) Dans le cadre du triennat sur la famille, le Conseil

    pastoral du diocèse de Sion s’est penché lors de sa dernière assemblée sur

    les problèmes de l’adoption. Les membres du Conseil ont successivement dialogué avec une juriste au service cantonal de l’état-civil et des étrangers, un couple qui a accueilli deux enfants colombiens et un autre couple

    responsable de l’oeuvre d’adoption "Emmanuel" pour enfants handicapés.

    Au-delà des problèmes juridiques il y a un facteur humain très important, a souligné Me Françoise Gianadda, juriste engagée dans le mouvement

    "SOS Futures Mères". "Pour avoir des chances de réussir, l’adoption implique beaucoup de générosité et d’amour: l’enfant n’appartient jamais à ses

    parents, naturels ou adoptifs".

    Claude et Katrine sont passés de la souffrance de la stérilité à la joie

    de l’adoption. Après avoir fait l’impossible pour avoir un enfant, ils se

    sont lançés dans une autre course, celle qui les a promenés dans les divers

    organes officiels traitant de l’adoption avant de réussir à adopter deux

    enfants colombiens. Katrine résume ainsi leur expérience: "Notre témoignage

    n’est pas un plaidoyer à tous crins pour l’adoption. Chaque couple confronté au problème de la stérilité est appelé à trouver pour lui sa solution,

    dans la confiance."

    Le deuxième couple, Mireille et Charles, a parlé de son expérience au

    sein de l’association "Emmanuel" qui s’occupe de l’adoption d’enfants handicapés physiques ou mentaux. Eux-mêmes ont adopté 6 enfants handicapés en

    plus des 3 "faits maison". C’est en 1984 que l’oeuvre, fondée en 1975 par

    Jean et Lucette Allingrin, est arrivée en Suisse. Elle a renversé le sens

    de l’adoption. Il ne s’agit plus en effet de donner un enfant à une famille

    mais au contraire de donner une famille à un enfant et de l’accepter tel

    qu’il est , tant dans son corps que dans son esprit. Une trentaine de ces

    enfants ont déjà "trouvé une famille qui accepte de prendre le risque de

    partager son bonheur avec un enfant marqué par la précarité de la vie".

    (apic/com/ecl)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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