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    suffisamment combattu la mafia dans le passé

    Sicile: L’Etat et l’Eglise accusés de ne pas avoir (191193)

    Palerme, 19novembre(APIC) Le procureur général de Palerme, Giancarlo Caselli, a reproché à l’Etat et à l’Eglise de n’avoir pas suffisamment lutté

    contre la mafia dans le passé, jeudi, lors d’une assemblée de l’Eglise catholique de Sicile tenue à Acireale, près de Catane.

    Giancarlo Caselli considère que l’Etat, l’Eglise et les chrétiens ont

    une part de responsabilité dans l’assassinat des juges anti-mafia Giovanni

    Falcone et Paolo Borsellino et du prêtre Giuseppe Puglisi, nous "n’avons

    pas été suffisamment attentifs et scandalisés par l’injustice". Ces morts

    accusent la Sicile, a-t-il déclaré.

    Le procureur de Palerme Caselli relève qu’il est difficile à comprendre

    pourquoi une partie de la société et de l’Eglise a durant longtemps sousestimé la mafia. Aujourd’hui, a-t-il dit, l’engagement de l’Eglise dans le

    combat contre la mafia est décisif.

    Le cardinal Salvatore Pappalardo, archevêque de Palerme, revenant sur

    les déclaration du procureur général, a expliqué que l’Eglise avait déjà

    fait son auto-critique. Lundi, lors de l’ouverture de l’assemblée des évêques, le cardinal avait affirmé que la mafia représente "une grave menace

    globale pour la mission de l’Eglise" et que le pape au début de l’année

    lors de sa visite en Sicile, avait fermement condamné le crime organisé.

    Pas de prêtre pour l’enterrement d’un boss de la mafia de Corleone

    Par ailleurs la presse locale de Sicile signale que Luciano Liggio, un

    boss de la mafia de Corleone, a été enterré cette semaine dans le cimetière

    de la ville sans la présence d’un prêtre. Mort en prison d’un infarctus à

    l’âge de 68 ans, Luciano Liggio a eu peu de monde à son enterrement. Seuls

    des membres de la police et des journalistes étaient présents au cimetière.

    Un habitant de Corleone s’est cependant plaint aux journalistes que cet

    homme n’ait reçu aucune prière sur sa tombe alors que récemment un homme

    qui s’était suicidé à cause de son implication dans une affaire de pots-devin et de corruption avait eu droit à une messe.

    Le Père jésuite Bartolomeo Sorge, directeur d’un Centre socio-politique

    à Palerme, a expliqué jeudi dans le journal italien "La Stampa" l’attitude

    de l’Eglise catholique à propos des enterrements de membres de la mafia:

    "Ils ne peuvent être enterrés religieusement étant donné qu’ils sont considérés comme étant excommuniés". Différents responsables religieux ont cependant affirmé que seuls des mafieux repentis pouvaient recevoir les sacrements ou être enterrés religieusement. (apic/cic/be/ba)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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