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    la foi catholique sauvegardée par les familles

    Shanghai: dans les campagnes chinoises (020293)

    Une enquête de l’Institut de recherches religieuses de Shanghai

    Shanghai, 2février(APIC) Depuis 1949, les familles catholiques chinoises

    de villages près de Shanghai ont davantage préservé leur foi qu’elles ne

    l’ont propagée à l’extérieur. C’est l’une des conclusions de l’enquête effectuée par Luo Weihong et Xu Hongbao, de l’Institut de recherches religieuses de Shanghai, auprès de paysans catholiques de vieille souche de la

    région de Songjiang.

    Les catholiques de cette région était au nombre de 28’000 en 1981. Une

    très légère augmentation (0,2 pour cent) depuis 1950. D’après les deux

    chercheurs, c’est un effet de l’accroissement naturel des familles catholiques, à l’intérieur desquelles la foi s’est perpétuée, principalement par

    les baptêmes d’enfants et par les mariages. Luo et Xu n’ont pas observé

    chez les catholiques un prosélytisme comparable à celui des protestants.

    Non pas, pensent-ils, par manque de conviction, mais parce que les paysans

    de ces villages sont très peu instruits.

    On compte un petit nombre de défections chez les catholiques devenus

    soldats ou fonctionnaires. A Zhangpu, treize ont abandonné la religion depuis qu’ils sont entrés au Parti communiste et plus de la moitié des catholiques jeunes ou d’âge moyen ne participent pas aux activités religieuses.

    Luo attribue cette chute de la pratique à l’absence de formation chrétienne

    pendant les campagnes idéologiques menées jusqu’à la fin des années 70,

    quand les églises étaient fermées et que toute activité religieuse publique

    avait disparu. Aujourd’hui, ajoute l’enquêteur, la pratique religieuse ne

    marque pas non plus la vie quotidienne de ces paysans, absorbés par les impératifs de la production et le souci du riz quotidien de leur famille.

    De son côté, Xu a noté chez les jeunes un certain enthousiasme pour faire les lectures de la Bible et chanter aux offices quand les églises des

    villages furent réouvertes en 1981 (époque où l’assistance aux messes de la

    basilique de Sheshan, près de Shanghai, comptait 20% de jeunes). Cependant

    dès 1988, cet enthousiasme avait baissé. Certains jeunes ont moins envie de

    se lever deux heures plus tôt pour assister à la messe.

    Luo Weihong décrit une attitude, selon lui, caratéristique, en particulier chez les catholiques sans instruction: la crainte de ne pas aller au

    ciel s’ils fréquentent une église dirigée par l’Association patriotique des

    catholiques approuvée par le gouvernement. Ils ont aussi une allégeance

    très forte au pape et une préférence marquée pour vivre sa foi à domicile.

    Les catholiques qui éprouvent ces sentiments, note Luo, se montrent très

    critiques pour leurs coréligionnaires qui ont rejoint l’Eglise officielle

    et ne croient pas que le gouvernement soit devenu plus tolérant vis à vis

    des religions. (apic/eda/ba)

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