Session du Renouveau en Belgique : des (310789)
Beauraing, 31juillet(APIC/CIP) "Du coeur de Dieu au coeur du monde" :
était le thème proposé aux participants de la quatrième session organisée à
Beauraing (Namur) par les groupes de prière du Renouveau dans l’Esprit des
diocèses francophones de Belgique. Une session suivie par un nombre record
de chrétiens : 6.500 inscrits, parmi lesquels plus de 400 jeunes et quelque
350 enfants. Aux membres de quelque 200 groupes de prière de la partie
francophone et germanophone s’étaient joints des adeptes du Renouveau venus
de Flandre et du Nord de la France, ainsi que plusieurs évêques : Mgr Mathen, évêque de Namur, Mgr Musty, son auxiliaire, Mgr Vancottem, évêque auxiliaire du Bradant Wallon, Mgr Himmer, ancien évêque de Tournai.
A l’immense foule rassemblée dans la cité mariale, l’abbé André Malfait,
responsable de la session, a rappelé que le Renouveau charismatique n’est
pas un "mouvement", mais "la redécouverte de l’Esprit Saint, de son action
dans le monde et dans l’Eglise, dans la vie de chacun. C’est un appel entendu et un chemin de vie spirituelle".
Des dizaines de guérisons
Le prédicateur de cette quatrième session de Beauraing était l’une des
grandes figures du renouveau, le Père Tardiff (Canada), Père du
Sacré-Coeur, missionnaire de Saint-Domingue. Commentant le thème de la
session, il a, lors de la session de clôture, exhorté les participants a
s’engager résolument dans la nouvelle évangélisation souhaitée par Jean
Paul II, sans se laisser impressionner par les railleries. Il les a
rassurés : "Nous sommes cinquante millions de catholiques dans 132 pays.
Les charismatiques sont des citoyens de première classe !", s’est-il
exclamé. Une façon plus humoristique qu’outrancière de signifier que la
nouvelle évangélisation est devevue une tâche impérative dans un monde où
les valeurs spirituelles sont reléguées au second plan.
Le Père Tardiff est surtout connu pour avoir reçu ce que lui-même a
appelé "le ministère de la guérison et de la parole de connaissance". Sa
prédication a fortement impressionné les participants, au point que de
nombreuses guérisons ont été révélées à l’assistance : plus d’une centaine,
selon Pierre Renders, responsable du service de presse de la session, qui
explique : "L’annonce du kérygme que Jésus est vivant et qu’il nous aime
s’accompagne des signes de ce qu’il a promis : les boiteux se lèveront, les
aveugles verront, les sourds entendront..."
Ces guérisons sont intérieures ou extérieures, spirituelles ou
corporelles. Les plus nombreuses sont des grâces de réconciliation et de
pardon, comme dans le cas d’époux qui, au bord du divorce, retrouvent leur
unité de couples. Mais il y a aussi les guérisons corporelles. Quand, au
terme des prières de guérison, le Père Tardiff a invité les bénéficiaires à
se manifester, on a vu des personnes quitter leur chaise roulante pour
s’avancer vers l’autel, des malentendants brandir leur appareil auditif, un
aveugle dire sa joie d’avoir recouvré la vue. Le Père Tardif a également
annoncé à l’assistance la guérison de plusieurs personnes atteintes du cancer.
Interrogé à l’issue de la session, l’abbé André Malfait confirme que ces
guérisons seront vérifiées. "Il y avait dans l’assistance plusieurs
médecins, qui ont rencontré les personnes guéries, explique-t-il. On
demande aussi aux patients de rester fidèles à leurs médecins habituels ou
du moins à leur rendre compte de ce qui s’est passé."
Chez les adeptes du renouveau, on parle non de miracles, mais de "signes". Ce qu’il importe de souligner, c’est que ces guérisons sont données
comme des signes manifestant la foi et invitant à se tourner vers Dieu.
C’est comme au début de l’Eglise, dans les premières communautés
chrétiennes, dont nous parlent les Actes des Apôtres : animé par la grâce
de la Pentecôte, on franchit les portes pour se retrouver dans la rue." Ou,
comme l’exprimait le thème de la session : "Du coeur de Dieu au coeur du
monde". (apic/cip/mg)