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    de la 2ème journée du Rassemblement oecuménique

    Séoul: témoignages et mises en garde lors (070390)

    Séoul, 7mars(APIC) Les participants au Rassemblement oecuménique "Justice, Paix et Sauvegarde de la Création" de Séoul ont choisi de donner à cette deuxième journée un ton grave en rapport avec la terre "malade. Malade à

    en mourir". D’où la question, posée en guise de thème de la journée: La

    terre pourra-t-elle être sauvée?". Question à laquelle des femmes ont tenté

    de répondre par une série de témoignages. Quant à l’après-midi de ce mercredi, elle a été consacrée à une table ronde réunissant plusieurs experts

    en matière d’écologie.

    Anne Pattel-Gray, Secrétaire exécutive de la Commission des arborigènes

    et des insulaires du Conseil des Eglises d’Australie a évoqué le destin

    d’un peuple qui vivait "en paix et en harmonie avec la terre, la préservant

    comme Dieu la lui avait donnée", et qui, sur une île, trouvait en abondance

    sa nourriture, "jusqu’à ce jour de 1788 où des hommes blancs arrivèrent

    pour l’envahir".

    Le deuxième cri a été celui de Zohra Azirou, une femme algérienne, immigrée en France qui "n’a pas choisi cette situation de femme immigrée", mais

    l’"a subie", par la force des choses. Elle a elle aussi évoqué les conséquences du colonialisme pour son pays, "l’humiliation et le mépris subis

    par son peuple", la reconstruction de l’Algérie "avec des femmes et des

    hommes qui n’avaient, pour une grande majorité, aucune formation professionnelle, politique qui étaient pratiquement analphabètes". Au nom des immigrés de son pays en France, victimes de toutes les formes d’exclusion,

    Zohra Azirou a demandé à la France qu’elle assume ses responsabilités.

    Autre témoignage, celui d’une religieuse japonaise, Naoko Iyori, qui

    travaille dans son pays avec les femmes originaires des Philippines livrées

    à la prostitution. C’est le cri de ces femmes privées de leur voix qu’elle

    lance à l’assemblée de Séoul: "Mon nom? J’en ai eu plusieurs dans ma vie. A

    présent c’est sida. Le médecin m’a dit que j’étais séro-positive. Cela règle le problème de mon avenir".

    Trois cris, trois femmes. Trois témoignages de la misère, de l’exploitation dont les femmes et les enfants sont les premières victimes. L’émotion

    et la gravité règnent parmi l’assistance. Une question est posée: "Comment

    manifester notre solidarité?". Mais une autre surgit aussitôt: "Que signifie être solidaire?"

    Les menaces à la vie

    L’après-midi a été consacrée à une table ronde réunissant plusieurs experts en matières d’écologie et de droits de l’homme. Il ont dénoncé les

    politiciens qui cherchent à apporter aux graves questions qui se posent à

    l’humanité des réponses simples à des problèmes complexes et ont mis en

    garde contre l’exploitation irrationnelle des richesses naturelles. (apicmjh/pr)

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