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    Premiers appels pour la réunification de la Corée

    Séoul: Ouverture du 44e Congrès Eucharistique international (051089)

    Séoul, 5octobre(APIC) Le 44e Congrès Eucharistique international s’est

    ouvert jeudi 5 octobre à Séoul (Corée du Sud). Dans l’attente de la venue

    du pape, samedi prochain, cette première journée a été marquée par un symposium et une messe solennelle. En prélude, le jour avant déjà, une dizaine

    de milliers de fidèles venus du monde entier avaient pris part à une impressionnante Journée de la paix. Des milliers de participants, dont plusieurs centaines d’hôtes étrangers et plus de 300 évêques sont attendus à

    Séoul dans le cadre de ce Congrès Eucharistique.

    Le premier Congrès Eucharistique international s’est tenu à Lille en

    1881, à l’initiative d’Emilie Tamisier, une pieuse Tourangelle qu’inquiétait la montée, en France et ailleurs, de l’irréligion. Le congrès est sorti pour la première fois de l’Hexagone lors de la troisième édition (Liège

    1883), et d’Europe dix ans plus tard (Jérusalem 1893), avant de traverser

    l’Atlantique (Montréal 1910). On relève trois périodes dans l’histoire des

    congrès. La première a été marquée par la dévotion à l’Eucharistie en dehors de la messe. L’insistance a porté ensuite sur l’Eucharistie au coeur

    du congrès. De nos jours, les rencontres mettent en évidence le lien fondamental entre l’Eucharistie et la vie quotidienne, avec ce que cela implique

    d’ouverture au monde et d’attention aux aspirations des hommes. C’est le

    cas du congrès de Séoul, dont le thème, "Le Christ, notre Paix", n’est pas

    sans rapport avec la situation concrète de la Corée: division entre les

    deux parties du pays, tensions entre les nouveaux convertis et les catholiques plus anciens, opposition entre groupes "progressistes" et une Eglise

    dite "de classe moyenne".

    Plusieurs conférences et témoignes ont marqué la Journée de la paix du 4

    octobre, dont celle de l’archevêque de Séoul, le cardinal Kim, pour lequel

    la tenue du congrès dans la péninsule coréenne est importante en raison de

    la division entre le Nord et le Sud et des confrontations entre l’Est et

    l’Ouest. Si le cardinal Kim a insisté pour que soient détruits les 45 millions de tonnes d’armes nucléaires existant dans le monde, Dom Helder Camara, évêque émérite D’Olinda et Récife, présent à Séoul, a une nouvelle fois

    insisté sur le fait que 80% de la production mondiale est consomée par 20%

    de la population du globe.

    L’après-midi de cette Journée de la paix a entre autres été consacrées à

    une assemblée de prière réunissant des représentants de dix religions. Le

    cardinal Kim était accompagné pour l’occasion du cardinal Roger Etchegaray,

    légat du pape. Les religions étaient représentées par le Conseil national

    des Eglises de Corée, le Dae chong Kyo, l’association des religions d’origines coréenne, des représentants de la communauté bouddhiste, du bouddhisme Won, du Sunq Kyun Kwan, de la fédération musulmane et des Eglises anglicane, orthodoxe et catholique de Corée. Chacun des dix leaders religieux

    a récité une prière pour la paix. (apic/cip/pr)

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