Un Rassemblement préparé depuis longtemps déjà
Séoul, 6mars(APIC) "Le processus conciliaire sur la justice, la paix et
la sauvegarde de la création est l’un des plus ambitieux projets jamais entrepris par le Conseil oecuménique des Eglises (COE)", avait déclaré à Genève le secrétaire général du COE, le pasteur Emilio Castro. Il espérait
alors "que ce projet allait avoir un retentissement comparable à celui de
la Conférence mondiale d’Eglise et Société, tenue à Genève en 1966". L’avenir dira si tel sera le cas, au terme du Rassemblement de Séoul ouvert mardi 6 mars en Corée du Sud.
Avant le Rassemblement de Séoul, plusieurs réunions continentales ont eu
lieu dans le Pacifique, en Asie, en Amérique latine et en Afrique: leurs
recommandations ont été intégrées dans le deuxième projet de document. Au
niveau national ou régional, des réunions ont eu lieu en RFA, en RDA, aux
Pays-Bas, au Lesotho, au Ghana, à Tonga, à Fidji, en Equateur, ainsi qu’en
plusieurs endroits d’Asie.
"Entre le déluge et l’arc-en-ciel", tel est le titre du deuxième projet
de document qui sera soumis aux participants à Séoul. Sur 50 pages, ce document aborde dans une première partie les méfaits de l’injustice et de la
violence, la désintégration de la création, ainsi que l’étroite interdépendance des différents aspects de la crise actuelle. Il propose notamment de
renforcer, face à ces graves problèmes, la "communauté d’alliance" que forment tous les chrétiens.
La deuxième partie du document affirme la souveraineté de Dieu sur tous
les peuples et toutes les facettes de la création. Mais c’est dans la troisième partie que sont esquissés les trois actes d’engagement concret qui
seront proposés aux délégués dans les trois domaines d’un ordre économique
juste (désendettement), de la démilitarisation et de l’abolition des causes
de l’effet de serre.
On attend à Séoul plus de 1000 participants, parmi lesquels 500 délégués
votants, dont 300 représentants officiels des Eglises membres du COE, des
représentants d’autres Eglises, d’organisations et mouvements oecuméniques,
ainsi que des invités, des conseillers, etc. En date du 6 mars, quelque 280
journalistes avaient d’ores et déjà été accrédités. (apic/spi/pr)