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    Levée de boucliers des enseignants des écoles privées catholiques

    Sénégal: Revendications dans le monde de l’éducation

    Dakar, 18 mars 1998 (APIC) Le syndicat national des enseignants de l’école privée catholique du Sénégal (SNEECS), entend durcir son action de revendications sociales. "Nous utiliserons tous les moyens légaux que nous confère la loi pour faire aboutir nos exigences", soulignent les responsables qui menacent d’organiser des mouvements de protestations pacifiques, des grèves et des campagnes de presse.

    Créé en 1980, le SNEECS regroupe 1’500 membres dont 418 femmes. Engagé dans

    des négociations avec les employeurs depuis 1994, il revendique une révision de la convention collective de travail vieille de plus de trente ans. Dans un entretien avec le correspondant de l’APIC, les responsables de ce syndicat estiment nécessaire d’adapter la convention au contexte socio-économique actuel.

    Dans la nouvelle réglementation soumise à leur patronat, les enseignants réclament une amélioration de leur traitement salarial, actuellement entre 71’000 FCFA, salaire de base, et 274’000FCFA, salaire maximum (de 177 à 685 francs suisses), une généralisation de l’indemnité de logement, une prime d’enseignement, une gestion concrète de l’école pour préserver "l’outil de travail" et une meilleure organisation du système. De leur côté, les femmes membres du syndicat dénoncent les différences salariales en vigueur dans le système éducatif catholique du pays.

    Discriminations contre les femmes

    Décidées de sortir de leur "mutisme dicté par la timidité religieuse" qui les a toujours handicapées, elles se considèrent comme marginalisées et défavorisées par la convention qui organise l’enseignement dans le secteur du privé catholique et réclament une égalité de traitement salariale selon le principe "à travail égal, salaire égal". Selon leur déclaration, les enseignantes subissent d’importantes discriminations qui violent les principes d’égalité des droits et du respect de la dignité humaine.

    Par exemple, note le document, les enseignantes célibataires qui bénéficient d’un droit au logement, le perdent dès qu’elles se marient mais le retrouvent dès qu’elles divorcent. Cette disposition montre, selon elles, que l’école privée catholique du Sénégal ne protège pas la famille, et cautionne le divorce; "elle se situe en porte à faux avec la doctrine de l’Eglise".

    Mardi matin, il n’a pas été possible de joindre un responsable de l’école privée catholique du Sénégal. (apic/ibc/ab)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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