Sénégal: le prix UNESCO de l’éducation (250991)
Dakar, 25septembre(APIC) Federico Mayor, directeur général de l’UNESCO, a
remis mercredi à Dakar le prix UNESCO de l’éducation pour la paix à une
école catholique de Dakar à vocation internationale. Le prix est partagé
avec Madame Ruth Leger Sivard (U.S.A.) qui s’est distinguée pour sa lutte
pour le désarmement, notamment comme co-auteur du "world militing expenditures".
Au cours de la cérémonie, Federico Mayor a lancé un appel à la jeunesse
des pays nantis pour qu’elle modère la consommation du superflu et pour
qu’elle ait le sens de la globalité et du partage solidaire. "Je dois à ce
moment lancer un appel à la réconciliation, à la compréhension de l’autre.
Ceux qui ont vécu ensemble dans des régimes autoritaires doivent maintenant
vivre, dans le cadre de la liberté retrouvée les conditions de conviavilité
interculturelle de paix, d’accueil, de dialogue, de solution pacifique des
conflits", faisant allusion aux événements de Yougoslavie.
Le lauréat, Victor Emmanuel Cabrita dirige le cours Sainte-Marie de Hann
depuis 17 ans. De nationalité sénégalaise, mais de souche européenne, "il
incarne, a dit Federico Mayor, le métissage culturel et son vécu particulier devait se refleter dans la vocation qui fut donnée à l’école: promouvoir le dialogue des cultures et la compréhension internationale". Et
Victor Emmanuel de dire: "C’est une surprenante aventure qui nous amène
ici, en ce jour, au sein même de ce temple dont nous admirons le sigle depuis si longtemps, et qui, déjà dans le passé, nous faisait rêver de sentiments nobles et généreux, de ’culture’ au sens élevé du terme, de beauté et
de bonté généreusement partagées".
Parmi les 3’200 élèves du cours Sainte-Marie Hann, plus de 2’000 sont
des jeunes sénégalais qui se réfèrent pour la plupart à la religion musulmane. "Sans aucune difficulté et en pleine harmonie, souligne le lauréat
qui présentait son école, ils coexistent avec les élèves des autres confessions religieuses, catholiques ou juifs, bouddhistes et protestants..."
Le cours Sainte-Marie Hann reçoit chaque année entre 46 et 48 nationalités. Et l’une des ses spécialités est "l’ouverture faite aux artistes et
créateurs, à ce foisonnement d’idées et de novations culturelles, donnant
un supplément d’âme à notre école", a indiqué encore Victor Emmanuel Cabrita.
A l’issue de la cérémonie Jean Larnaud, du Centre catholique international pour l’UNESCO, a rencontré autour de Victor Emmanuel Cabrita, la centaine de participants venus du cours Sainte-Anne: élèves, professeurs, anciens élèves, parents, employés. Il s’est félicité de l’honneur que l’UNESCO rendait à l’école et à l’esprit qui l’anime, esprit qui va bien dans le
sens de l’Organisation: respect mutuel et ouverture pluriculturelle et pluriconfessionnelle. (apic/ccic/sjb)