Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Sénégal: le pape sur l’île de Gorée (230292)

    Jean Paul II demande pardon pour "le honteux commerce" des esclaves

    Dakar, 23 février(APIC) Le pape Jean Paul II visitant samedi la "maison

    des esclaves" sur l’île de Gorée a demandé pardon pour "le honteux commerce

    de l’esclavage auquel ont pris part des personnes baptisées, mais qui n’ont

    pas vécu leur foi". Il a prié, faisant notamment allusion à la prostitution

    organisée, pour que "disparaisse à jamais le fléau de l’esclavage, ainsi

    que ses séquelles".

    "Des hommes, des femmes et des enfants noirs ont été amenés sur ce sol

    étroit, arrachés à leur terre, séparés de leurs proches pour y être vendus

    comme des marchandises. Ils venaient de tous pays et, enchaînés, partant

    vers d’autres cieux, ils gardaient comme dernière image de l’Afrique

    natale, la masse du rocher basaltique de Gorée", a rappelé le pape.

    Gorée reste le symbole du trafic des esclaves. Durant deux cents ans,

    quelque 60’000 esclaves y transitèrent. Un nombre relativement restreint en

    regard des 12 millions d’esclaves qui furent transportés vers l’Amérique;

    mais l’île demeure dans la mémoire et dans le coeur de toute la diaspora

    noire. On peut toujours voir dans la "maison des esclaves", que le pape a

    visitée, les cellules où les esclaves étaient détenus avant le grand voyage

    auquel beaucoup ne survivraient pas. La "maison des esclaves" est

    aujourd’hui un musée protégé par l’Unesco qui l’a inscrite au "patrimoine

    culturel de l’humanité". Jean Paul II a exprimé sa vive émotion "que l’on

    ressent dans un lieu comme celui-ci, profondément marqué par les incohérences du coeur humain, théatre d’un éternel combat entre la lumière et les

    ténèbres".

    "Comment oublier, a-t-il poursuivi, les énormes souffrances infligées au

    mépris des droits humains les plus élémentaires, aux populations déportées

    du continent africain?" Jean Paul II a alors invité au pardon :"Il convient

    que soit confessé en toute vérité et humilité ce péché de l’homme contre

    l’homme, ce péché de l’homme contre Dieu." "Dans ce sanctuaire africain de

    la douleur noire, nous implorons le pardon du ciel. Nous prions pour qu’à

    l’avenir, les disciples du Christ se montrent pleinement fidèles à l’observance du commandement de l’amour frarternel".

    Un fléau qui perdure

    Le pape a prié encore pour que les hommes "ne soient plus jamais

    oppresseurs de leurs frères", pour que disparaisse à jamais "le fléau de

    l’esclavage", qui perdure sous des formes nouvelles, souvent insidieuses,

    comme la prostitution organisée qui profite honteusement de la misère des

    populations du tiers monde. "En cette ère de changements cruciaux, a-t-il

    constaté, l’Afrique d’aujourd’hui souffre durement de la ponction des

    forces vives exercée jadis sur elle. Ses ressources ont été affaiblies pour

    longtemps dans certaines de ses régions. Aussi l’aide dont elle ressent le

    besoin pressant lui est-elle justement dûe". Jean Paul II a également mis

    en rapport cette oppression avec celle qui persiste sur le continent

    africain: "De récents événements douloureux de ce continent même,

    n’invitent-ils pas à rester vigilants et à poursuivre la longue et

    laborieuse conversion du coeur?" (apic/cip/mp)

    Encadré

    L’île de Gorée situé à l’est de Dakar fut conquise d’abord par les Portuguais qui s’y installèrent en 1445 pour y organiser leur commerce. Elle

    devint ensuite propriété des Hollandais puis enfin des Français. Dès 1441,

    soit 50 ans avant la découverte de l’Amérique, les Portugais s’adonnèrent

    au commmerce des esclaves, bientôt suivi des Hollandais, des Anglais et des

    Français. Au départ le trafic se concentrait dans les bassins des trois

    fleuves de la côte ouest de l’Afrique: le Sénégal pour les Français, la

    Gambie pour les Anglais et la Casamance pour les Portuguais. Il y avait par

    conséquent trois destinations: pour les esclaves du Sénégal, les Antilles

    françaises; pour ceux de la Gambie, les Etats-Unis; pour ceux de la Casamance, le Brésil. (apic/cip/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus