Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Flash Info

    Carême 2026 Découvrez les initiatives diocésaines
    Synode sur la synodalité Les conclusions du processus synodal attendues prochainement
    no_image

    Le regard de l’évêque de Troyes sur l’oecuménisme d’aujourd’hui

    Semaine de l’Unité des chrétiens (160195)

    Troyes, 16janvier(APIC) Mgr Gérard Daucourt, évêque de Troyes et

    président de la Commission épiscopale française pour l’Unité des chrétiens,

    s’exprime sur l’oecuménisme actuel dans un entretien donné au Service

    catholique français de la presse et d’information

    (SNOP). A mquelques joursque "La Semaine de prière universelle pour l’unité

    des chrétiens",

    qui se déroule chaquue année du 18 au 25 janvier, estime que "ce qui

    unit les chrétiens est bien plus fort et plus important que ce qui les

    sépare encore. Les obstacles demeurent et ils ne nous permettent pas de

    vivre encore dans une pleine communion de foi et d’amour". Mgr Daucourt

    fait aussi le point sur l’oecuménisme entre catholiques, protestants et

    orthodoxes.

    L’évêque de Troyes est d’abord optimiste: "Entre catholiques et protestants, les obstacles sont d’abord doctrinaux. Ils touchent à la nature de

    l’Eglise et à son rôle, au ministère du pape des évêques et des prêtres

    et par suite, à notre conception des sacrements. Il faut pourtant admettre

    que dialogue doctrinal est plus sensible et facile avec la Fédération

    luthérienne mondiale par exemple qu’avec l’Alliance réformée mondiale. Il

    faut mettre à part la communion anglicane. La commission de dialogue

    entre cette Communion et notre Eglise est parvenue à un degré de consensus

    sur l’Eucharistie ou le ministère. Cependant la décision anglicane de conférer l’ordination sacerdotale à des femmes a créé un nouvel obstacle entre

    catholiques et orthodoxes d’une part et anglicans d’autre part. A vue humaine, on ne voit pas comment cet obstacle sera surmonté.

    Des problèmes d’abord psychologiques avec l’orthodoxie

    Avec les orthodoxes, Mgr Daucourt estime qu’il n’est pas sérieux de

    prétendre que les problèmes doctrinaux restent graves. La vraie question à

    mon avis est de savoir comment vivre et exprimer la communion entre toutes les Eglises locales et les regrouprments d’Eglises comme les patriarcats, tout en tenant compte de la nécessité du ministère universel d’unité

    du pape et de l’autonomie de chaque Eglise locale. Il y a surtout des

    obstacles psychologiques entre nous. Ils sont le fruit des bessures du

    temps des séparations, de siècles de rejet et d’ignorance. Ils sont entretenus dans des mémoires non encore purifiées.

    Des obstacles nouveaux ont aussi surgi ces dernières années en Ukraine

    et en Roumanie parce des catholiques de rite oriental ont retrouvé leur

    liberté et demandent à être pleinemnet reconnus. En Russie aussi parce

    que certains catholiques ont considéré ce pays comme une terre de mission

    et ont pris des initiatives blessantes pour l’Eglise orthodoxe qui s’y

    trouve depuis plus de 1’000 ans. Une espérance est devant nous quand je

    vois des milliers de jeunes de l’Europe de l’Est et du Moyen-Orient qui

    entrainent leurs pasteurs à vivre l’Evangile ensemble et à servir les

    pauvres. C’est ce qui s’est passé au récent rassemblement oecuménique de

    Taizé à Paris.

    E N C A D R E

    Les origines de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens remontent à l’Angleterre du XIXe siècle. En 1857, l’Association pour la promotion de l’unité de la chrétienté rassemble des chrétiens anglicans,

    catholiques et orthodoxes qui aspirent à une réunification sous l’autorité

    du pape comme garant de l’unité ecclésiale. Après une interdiction de

    l’Eglise catholique, le pape Léon XIII, à la fin du siècle dernier, introduit la prière pour l’unité des chrétiens - mais compris surtout alors

    comme le retour des autres chrétiens dans le giron de l’Eglise catholique

    romaine - et la fixe dans les jours compris entre l’Ascension et la Pentecôte.

    Du côté protestant, le Conseil mondial des missions, ancêtre du Conseil oecuménique des Eglises, appelle dès 1920 les croyants à une semaine

    de prière pour l’unité des chrétiens qui se situait également dans la période de la Pentecôte.

    En France, il faut citer les initiatives de l’abbé Paul Couturier dans

    les années 30 qui donnèrent l’impulsion décisive à la Semaine de prière

    pour l’unité des chrétiens.

    C’est en 1941 que fut choisie la période du mois de janvier pour la semaine de prière. En 1966, après le Concile VaticanII et la création par le

    pape Jean XXIII d’un Secrétariat pour l’unité des chrétiens, la seamine

    de prière devint réellement oecuménique. Depuis lors, c’est une commissiom

    mixte du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens et du Conseil oecuménique des Eglises qui est responsable de l’animation de cette semaine.

    (apic/snop/ba)

    l’Ascension et la Pentecôte

    Centre catholique des médias Cath-Info

    Les droits de l'ensemble des contenus de ce site sont déposés à Cath-Info. Toute diffusion de texte, de son ou d'image sur quelque support que ce soit est payante. L'enregistrement dans d'autres bases de données est interdit.

    Actualités liées

    Articles les plus lus