n’est pas juste" à propos de la nomination d’un évêque coadjuteur à Coire
Fribourg, 21juin(APIC) Me François Xavier von Weber, canoniste de l’Institut de Droit canon et de Droit ecclésiastique de l’Université de Fribourg, a déclaré qu’il n’y a eu "en aucun cas une infraction à la loi lors
de la nomination d’un évêque coadjuteur à Coire en 1988". Récemment le Conseil d’Etat schwyzois avait publié un rapport selon lequel le droit d’élection du chapitre de la cathédrale de Coire avait été contourné par la nomination de Mgr Wolfgang Haas comme évêque auxiliaire avec droit de succession, car le chapitre doit choisir le nouvel évêque sur une liste de trois
noms proposés par le pape.
L’expertise juridique de Me François Xavier von Weber a rappelé que le
fondement juridique du droit d’élection épiscopal de Coire est concédé par
le décret pontifical "Etsi salva" (1948) dans lequel ce droit d’élection
n’existe que pour la nomination d’un évêque diocésain en cas d’une vacance
du siège. Il n’est pas défendable, écrit Me von Weber dans son expertise,
d’étendre le privilège de l’élection du chapitre cathédral à la nomination
de l’évêque coadjuteur, comme l’avait proposé le rapport schwyzois.
Le pape aurait dû, selon Me von Weber, réaffirmer expressément que le
chapitre est exclu de la nomination d’un évêque coadjuteur. La pratique
montre que le "Saint-Siège ne voulait pas donner un tel privilège et ne l’a
pas donné". D’ailleurs une lettre du Saint-Siège en 1948 précisait que "le
droit électoral du chapitre cathédral de Coire qui vaut pour la nomination
de l’évêque ne peut être appliqué à celle d’un coadjuteur avec droit de
succession".
Le Conseil d’Etat du canton de Schwyz avait publié ce rapport, car il y
a deux Schwyzois parmi les chanoines du chapitre cathédral de Coire qui ont
les mêmes droits que les autres chanoines d’après un contrat de 1824 entre
le canton de Schwyz et l’évêque de Coire. (apic/eg/d/bd)