Fribourg, 1erjuillet(APIC) Mgr Pierre Mamie, évêque de Lausanne, Genève
et Fribourg, s’est exprimé le jeudi 30 juin à la télévision suisse romande
sur le schisme entre Mgr Lefebvre et le Vatican. Il a réaffirmé que l’Eglise de la Tradition, c’est l’Eglise de toujours unie au pape, c’est-à-dire à
Jean Paul II.
Pour Mgr Mamie, cette journée est un des moments les plus difficiles de
sa vie d’évêque, le jour le plus triste de tout son épiscopat. Mais, malgré
tout, une "déchirure dans le plus beau des tissus, ça se raccomode toujours. Donc il faut, dès maintenant, travailler à raccomoder cela et à
supplier le Seigneur de faire ce que lui seul peut faire, aller rechercher
ceux qui nous ont quittés".
Mgr Mamie fait confiance en la victoire constante de Jésus sur tout.
C’est parce que rien n’est impossible à Dieu qu’il faut toujours espérer
que le schisme n’est pas définitif.
"Notes d’un soir de grande tristesse"
Dans un texte qui paraîtra dans un numéro spécial d’Evangile et Mission,
le mercredi 6 juillet, Mgr Mamie nous retrace "Un soir de grande tristesse". "Mgr Lefebvre avait perçu quelque chose de très juste, que d’autres
avant lui avaient réalisé, Saint Charles Borromée ou Bérulle : une formation nouvelle et adaptée, mais dans la fidélité, pour les prêtres de ce
temps-là. Il eut fallu (...) un autre génie que Mgr Lefebvre. Car on ne
construit rien de bon quand on s’érige juge d’un Concile, quand on refuse
d’éclairer sa conscience par le Magistère de l’Eglise, qu’on s’oppose à
tous ses frères dans l’épiscopat, et quand pendant presque vingt ans, on
méconnaît la force et la grâce contenues dans la signature d’un pape, au
bas des textes conciliaires".
Pour Mgr Mamie, au contraire, le Concile Vatican II aura été "l’une des
plus grandes grâces faites à l’Eglise", comme le disait le cardinal Journet
lors des derniers jours du concile à Rome. Mgr Mamie regrette que Mgr
Lefebvre n’ait pas choisi la voie héroïque : de ne pas quitter le pape, de
se taire et de prier, malgré ses divergences de vues avec le successeur de
Pierre.
Mgr Mamie confie enfin à Marie, en cette année mariale, tous ceux qui
souffrent et qui sont dans la tristesse afin qu’ils ne perdent jamais
l’espérance. (apic/bd)