Scandinavie: la question de l’homosexualité (080693)
Scandinavie, 8juin(APIC) En Suède, comme en Finlande, la question de
l’homosexualité prend de plus en plus de place au sein des Eglises. Cette
question comporte des aspects juridiques et théologiques. L’acceptation par
les Eglises du partenariat civil de personnes du même sexe serait pour beaucoup de chrétiens une atteinte à la conception chrétienne de la famille.
Le Parlement suédois prépare un projet de loi sur l’enregistrement du "partenariat" des homosexuels, tandis que dans les Eglises les opinions sur
leur intégration, sur le mariage ou la bénédiction de couples homosexuels,
ainsi que sur la possibilité de leur accorder l’adoption d’enfants, sont
diverses et opposées.
Début avril, lors de sa première conférence de presse, le nouvel archevêque de l’Eglise Suédoise (luthérienne), Mgr Gunnar Weman, s’est prononcé
pour le partenariat civil des homosexuels. Il a, par contre, marqué son opposition pour ce qui est du mariage religieux et de l’adoption d’enfants.
Pour beaucoup de chrétiens de confessions diverses, cette position est une
atteinte à la conception chrétienne de la famille.
En Finlande une initiative soumise au Synode a demandé à l’Eglise de revoir et d’exprimer clairement ses positions face à l’homosexualité, à la
possibilité des personnes non-mariées et vivant seules de vivre leur sexualité, à l’enregistrement de relations entre personnes du même sexe et à
l’adoption d’enfants par ces couples. Le Synode à renvoyé cette affaire à
la Conférence des évêques.
L’archevêque John Vikström a invité à un comportement plus compréhensif
face aux homosexuels. Accepter une personne et approuver son agir sont deux
aspects différents, a-t-il précisé. Ses paroles ont rencontré une opposition aiguë dans de nombreux milieux chrétiens. Pres de 150 pasteurs et membres actifs des Eglises ont fait connaître publiquement leur désaccord avec
la position de l’archevêque. Il y a neuf ans, les évêques finlandais se
sont prononcés la dernière fois à propos des questions sexuelles. Ils avaient alors dit que la personne est responsable de son agir, mais pas de
l’existence de ses penchants.
Dans l’Eglise Suédoise le mariage ou la bénédiction des couples homosexuels est discuté depuis 1988 au sein d’un groupe de travail. Actuellement c’est surtout la place et la fonction que les homosexuels peuvent
prendre au sein de l’Eglise Suédoise et de ses conseils qui est à l’ordre
du jour. Le groupe présentera fin 1993 ses conclusions sur la question.
Alors que dans les Eglises les opinions sur l’intégration des homosexuels
sont diverses et opposées, le Parlement prépare un projet de loi qui permettra, comme c’est le cas au Danemark, aux homosexuels de faire inscrire
dans les registres civils leur "partenariat". (apic/bip/lwi/cb)