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    Les catholiques abandonnent la ville, constate le cardinal Puljic

    Sarajevo: Parce que leurs droits ne sont pas garantis

    Rome 5 mars 1998 (APIC) Les catholiques abandonnent Sarajevo parce qu’il manque encore une "solution politique qui garantisse les mêmes droits à tous", constate le cardinal Puljic, dans les colonnes du mensuel italien "Jesus". Le cardinal archevêque de Vrhbosna-Sarajevo, fait le point de la situation des catholiques dans la capitale bosniaque. Sur les 528’000 catholiques de la ville (pour plus de 2,7 millions d’habitants), 200’000 seulement ont résisté à l’exode.

    Le cardinal souhaite une forte pression internationale en particulier, pour l’arrestation des criminels de guerre. Le tribunal de La Haye devrait faire davantage. Les violations méritent des sanctions. Et les sanctions doivent être appliquées. Les criminels de guerre doivent être arrêtés. "Tant qu’ils seront en liberté et pourront gérer le pouvoir, il n’y aura pas de solution définitive et il n’y aura pas de sécurité".

    Concrètement, le cardinal précise qu’il est difficile pour les catholiques de trouver une maison ou du travail, que les rues ne sont pas sûres et qu’ils habitent un quartier où l’électricité manquent. C’est pourquoi, les catholiques viennent souvent demander aide et réconfort à l’archevêché.

    Pour répondre à ces demandes, l’Eglise catholique dispose des écoles, celles qui existent déjà et celles qui vont être ouvertes, et de l’hôpital catholique qui est actuellement en projet, annonce le cardinal. Ecoles et hôpital pourront également offrir du travail.

    Les établissements scolaires jouent aussi un rôle capital, explique Vinko Puljic, dans la mesure où ils sont une école de tolérance et de co-existence pacifique et qu’ils représentent la possibilité concrète d’éduquer dans cet esprit les enfants de diverses religions et ethnies.

    "Nous travaillons avec d’autre Eglises, affirme le cardinal, pour chercher ensemble des solutions plus justes". Selon lui, Sarajevo doit redevenir le "signe" qu’il est possible de faire vivre ensemble pacifiquement différentes ethnies et religions. (apic/imed/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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